Définition dans McClintock & Strong

Johann Musaus

Musaus, Johann

Musaus, Johann

un théologien luthérien, né à Langenwiesen, en Thuringe, le 7 février 1613. Son éducation première il la reçut de son père, qui était le ministre de ce lieu. Ayant été dûment préparé au gymnasium d'Arnstadt, il alla à Erfurt et Jena, où il étudia d'abord la philosophie et les humanités, puis la théologie. En 1642 il fut nommé professeur d'histoire, et en 1646 professeur de théologie à Jena, charge qu'il détena jusqu'à sa mort en 1681. Partout Musaus fut reconnu comme un homme très savant, le plus grand théologien luthérien de son siècle après Gerhard (q.v.) et Calixtus (q.v.). Il distinguait la théologie de la confession, et favorisait la liberté des recherches théologiques scientifiques. Pour cette raison il s'opposa, en liaison avec les théologiens de Jena, aux prétentions de Calovius (q.v.) de souscrire le Consensus repetitus fidei vere Lutheranae de 1655, et écrivit plutôt contre celui-ci. Lorsqu'il céda enfin aux représentations du duc pour abjurer tout syncrétisme en 1680, il publia son opinion contre Calovius (Hist. Syncr. pages 999-1089), auquel celui-ci répondit avec sa malédiction. Les écrits de Musaus se distinguent tous par une acuité philosophique ; on l'accusa donc de magis philosophari, quam quod loquatur eloquia Dei. Outre sa défense du christianisme contre Herbert of Cherbury, sous le titre De luminis naturae et ei innixae theologiae naturalis insufficientia ad salutem (Jena, 1667), et contre Spinoza, Tractatus Theologico-politicus, etc., ad veritatis lancem examinatus (ibid. 1674), il écrivit Disputatio de cultu divino Enochi (Erfurt, 1634 ; contre le jésuite G. Holzhagen) : — De barbarismis N.T. contra Grossium (Jena, 1642) : — De usu principiorum rationis et philosophice in controversiis theologicis contra Vedelium (ibid. 1644) : — Bedencken ob gute Werke nothig seien zur Seligkeit (ibid. 1650) : — De resurrectione Christi ex mortuis (ibid. 1653) : — Unbeweglicher Grund der Augsburgischen Confession (ibid. 1654), etc. Toutes ces œuvres sont citées dans le Supplément de Rottermund au Gelehrten-Lex. de Jocher. Voir Herzog, Real-Encyklop. 10:112 sq. ; Buddei, Isagoge in Theol. page 1076 sq. ; Gass, Gesch. der Protest. Dogmatik, 2:202, 212 ; Tholuck, 17ten Jahrh. Part 2, page 66. (B.P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.