Définition dans McClintock & Strong

Jeanne Le Royer de la Nativité

Nativite, Jeanne Le Royer, De La

Nativite, Jeanne Le Royer, De La, une fanatique française, naquit à La Chapelle-Janson, près de Fougères (Bretagne), le 24 janv. 1732. Reçue comme sœur converses dans le couvent des Urbanistes de Fougères, où elle avait été admise comme domestique à l'âge de dix-huit ans, cette jeune fille, sans instruction, crut avoir des visions et révélations divines. Ses confessseurs successifs, à qui elle les relatait, cherchèrent à calmer son imagination troublée ; mais l'un d'eux, moins éclairé ou plus crédule, confirma la sœur dans ses rêveries pieuses. L'abbé Genet écrivit sur sa dictée ce qu'elle prétendait avoir vu ou entendu ; et à la mort de cet ecclésiastique, survenue en 1817, les manuscrits qu'il possédait furent vendus à un libraire qui les publia sous le titre Vie et Révélations de la sœur de la Nativité (1817, 3 vol., 12mo). On y trouve de nombreuses et extraordinaires révélations, où elle prédit beaucoup de choses concernant l'Église et la fin du monde ; ainsi qu'un Recueil d'autorités en appui de ces révélations. L'abbé Trésvaux plaça le nom de Jeanne Le Royer dans sa Galerie des saints et autres personnes pieuses de la Bretagne, faisant suite au travail de dom Lobineau sur ce sujet. Une nouvelle édition de l'ouvrage de la sœur de la Nativité parut en 1819 (4 vol., 8vo et 12mo). Le 4e volume, supplémentaire, fut dicté par la sœur à quelques religieuses qui jouissaient de sa confiance ; comme les autres, il contient des détails qui pourraient être sévèrement critiqués. L'auteur de L'Ami de la religion et du roi donna une analyse et un extrait de cet ouvrage, avertissant ses lecteurs «que toutes les révélations de la sœur ne doivent pas être crues d'un trait», précaution qui paraît superflue. Elle mourut à Fougères le 15 août 1798. Voir Hoefer, Nouv. Biog. Générale, s.v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.