Définition dans McClintock & Strong
Grégoire Abulfaraj (Bar‑Hebraeus)
Abulfaraj, Gregory
Abul-faraj, Gregory (ABUL-PHARAGIUS, ou ABULFARADASCH), (appelé aussi Bar-Hebraeus, car son père fut originairement juif), était fils d'Aaron, médecin de Malatie, en Arménie, et naquit en 1226 ; comme son père, il fut jacobite. Il s'appliqua à l'étude des langues syriaque et arabe, de la philosophie, de la théologie et de la médecine ; en cette dernière il devint fort habile et acquit une haute réputation parmi les musulmans. À vingt et un ans il fut fait évêque de Guba par le patriarche jacobite Ignace ; et en 1247 il devint évêque d'Alep. Vers 1266 il fut fait maphrian, ou primat des jacobites en Orient, dignité qu'il conserva jusqu'à sa mort, en 1286. Ses œuvres sont très nombreuses ; la plus connue est la Chronique syriaque, largement citée par Gibbon, et qui constitue en fait un dépôt d'histoire orientale. Elle se compose de deux parties :
1. Les dynasties — une chronique civile d'Adam jusqu'à apr. J.-C. 1286 ;
2. Une histoire ecclésiastique, qui se divise encore en deux sections :
(1) Un catalogue et une chronique des patriarches d'Antioche, appelés par cet auteur les pontifes de l'Occident ;
(2) Un catalogue et une chronique des primats, patriarches et maphrians de l'Orient.
La chronique civile est publiée en syriaque et en latin, d'après le manuscrit de la Bodléienne, sous le titre Chronicon Syriacum, édité par P. J. Bruns et G. G. Kirsch (Lips. 1788, 2 vols. 4to) ; un abrégé de toute la chronique fait en arabe par Abul-faraj, en arabe et en latin par Pococke, sous le titre Historia Compendiosa Danastiarum, ab Ed. Pocockio interprete (Oxon. 1663, 2 vols. 4to). Une édition complète fut proposée en Allemagne par Bernstein en 1847, mais rien au-delà du prospectus n'a paru. L'« Histoire ecclésiastique » existe en manuscrit dans les bibliothèques du Vatican et de la Bodléienne (?). L'autobiographie d'Abul-faraj est donnée par Assemanni, Bibliotheca Orientalis, tom. 2. Voir Cave, Hist. Lit. Ann. 1284 ; Christian Remembrancer, vol. 30, p. 300.
