Définition dans McClintock & Strong

Abraham Aboulafia

Abulafia, Abraham Ben-samuel

Abulafia, Abraham Ben-Samuel, fondateur d'une école cabalistique nommée école d'Abulafia, naquit à Saragosse en 1240, et mourut vers 1292. Pendant trente ans il se consacra à l'étude de la Bible, du Talmud, de la philologie, de la philosophie et de la médecine, se rendant maître des écrits philosophiques alors existants. Ne trouvant aucun secours dans la philosophie, il se livra entièrement aux mystères de la Cabale dans leurs développements les plus fantastiques. À Urbino, il publia en 1279 une prophétie où il raconte ses conversations avec la Divinité, se donnant les noms de Raziel et Zacharie, parce que leurs noms étaient numériquement égaux au sien (Abraham = 248), et prêcha les doctrines de la Cabale. En 1281 il entreprit de convertir au judaïsme le pape Martin IV, pour quoi il fut jeté en prison, et échappa de peu à une mort de martyr par le feu. Voyant que Sa Sainteté refusait d'embrasser le judaïsme, Abulafia se rendit en Sicile, accompagné de plusieurs disciples. À Messine il s'imagina qu'il lui avait été révélé qu'il était le Mashiah, croyance qu'il publia en 1284, avec l'annonce que la restauration d'Israël aurait lieu en 1296, et la foi populaire en fut si grande que des milliers se préparèrent à retourner en Palestine. Ceux qui ne le crurent pas soulevèrent cependant une telle tempête d'opposition contre lui qu'il dut s'enfuir vers l'île de Comino, près de Malte (vers 1288), où il demeura quelque temps et écrivit divers ouvrages cabalistiques. De ses nombreux écrits, seul a été publié à ce jour Sheva Netivot ha-Torah (Les Sept Voies de la Loi) (שבע נתיבות התורה), publié par A. Jellinek dans son Auswahl kabbalistischer Mystik (Leipzig, 1853), pt. 1, p. 13, etc. Voir Furst, Bibl. Jud. i, 16 ; De' Rossi, Dizionario Storico (traduction allemande), p. 25 ; Gratz, Gesch. d. Juden, 7:208-213 ; Jost, Gesch. d. Judenth. u. s. Seken., 3, 75 ; Ginsburg, The Kabbalah, p. 114 sqq. ; Landauer, dans Literaturblatt d. Or. 1845, No. 24, 27 ; Steinschneider, Jewish Literature, p. 111-112. (B. P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.