Définition dans McClintock & Strong

Firmin Abauzit

Abauzit, Firmin

Abauzit, Firmin, un unitarien français, naquit à Uzès, en Languedoc, le 11 nov. 1679. Bien que sa mère fût protestante, il fut placé de force dans un séminaire catholique romain pour y être éduqué comme papiste. Sa mère réussit à le reprendre, et le plaça à l'école de Genève. À dix-neuf ans il voyagea en Hollande et en Angleterre, et devint l'ami de Bayle et de Newton. De retour à Genève, il rendit une aide importante à une société qui préparait une traduction du Nouveau Testament en français (publiée en 1726). En 1727 il fut nommé bibliothécaire public à Genève, et reçut la liberté de la ville. Il mourut à Genève le 20 mars 1767. Peu prolixe, il jouit cependant d'une grande réputation en philosophie et en théologie. Newton le déclara «un homme propre à trancher entre Leibnitz et lui-même.» Rousseau le décrit comme «le sage et modeste Abauzit», et Voltaire le qualifia d'«homme de grand mérite.» Sa connaissance embrassait tout le cercle des antiquités, de l'histoire ancienne, de la géographie et de la chronologie. Ses manuscrits furent brûlés après sa mort par ses parents à Uzès, devenus romains ; ses ouvrages imprimés sont partiellement rassemblés dans OEuvres Diverses de Firmin Abauzit (Amsterdam, 1773, 2 vols.). Plusieurs de ses écrits théologiques se trouvent dans un volume intitulé Miscellanies on Historical, Theological, and Critical Subjects, trad. par E. Harwood, D.D. (Lond. 1774, 8vo). Une liste de ses œuvres est donnée par Haag, La France Protestante, 1:3. Voir aussi Hoefer, Biog. Generale, 1:38.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.