Définition dans McClintock & Strong
Alabarch
Alabarch (Α᾿λαβάρχης, terme vraisemblablement composé d’un mot étranger inconnu et de ἄρχω, gouverner ; aussi ἀλάβαρχος), terme que l’on ne trouve pas dans l’Écriture, mais que Josephus emploie à plusieurs reprises pour signifier le chef des Juifs d’Alexandrie (Ant. 18, 6, 3 ; 8, 1 ; 19:5, 1 ; 20:5, 2 ; 7, 3). Philon appelle ce magistrat Γενἀρχης, genarque (VOIR), et Josephus, en certains endroits, ethnarque (VOIR), termes qui signifient le prince ou chef d’une nation. Quelques-uns estiment que le terme alabarch fut donné, en raillerie, au magistrat principal ou chef des Juifs d’Alexandrie par les Gentils qui méprisaient les Juifs. VOIR ALEXANDRIE. Les Juifs dispersés après la captivité et ayant pris résidence loin de la Palestine avaient leurs propres gouvernants. VOIR DIASPORA. La personne qui soutenait la plus haute charge parmi ceux qui demeuraient en Égypte était dénommée alabarch ; le magistrat à la tête des Juifs syriens était appelé archon (VOIR). (Voir Jahn, Bibl. Archaol. § 239.) La dignité d’alabarch était courante en Égypte, ainsi qu’on peut l’observer chez Juvénal, Sat. 1, 130. Elle fut peut-être synonyme de chef collecteur d’impôts (comp. Sturz, De Dial. Maced. p. 65 sqq.). Ainsi Cicéron (Ep. ad Attic. 17) appelle Pompée un alabarch, à cause de la levée d’impôts ; mais d’autres lisent ici arabarch (voir Facciolati, Lat. Lex. s.v. Arabarches). VOIR JUIFS.
