Définition dans McClintock & Strong

Adramyttium

Adramyt'tium

(Α᾿δραμύττιον or Α᾿δραμύττειον [also Α᾿τραμύττιον, see Poppo's Thucyd. 2, 441 sq.; and Adramytteos, Pliny 5:32], in the N.T. only in the adj. Α᾿δραμυττηνός, Adramyttene), une cité d'Asie Mineure, sur la côte de Mysie, (AEolis, selon Mela, 1, 18), et au fond d'une vaste baie (Sinus Adramyttenus) faisant face à l'île de Lesbos et au pied du mont Ida. VOIR MITYLENE. Strabon (13, p. 606) et Hérodote (7, 42) en font une colonie athénienne (comp. Pausan. 4, 27,5; Xenoph. Anab. 7:8, 8; Tite-Live, 37:19). Stephane de Byzance suit Aristote, et mentionne Adramys, le frère de Crésus, comme son fondateur (d'où le nom). Ce dernier récit est plus probablement le vrai, d'autant plus qu'une région voisine portait le nom de Lydie. Selon toutefois Eustathe et d'autres commentateurs, le lieu existait avant la guerre de Troie, et n'était autre que le Pedasus d'Homère (Pline 5:33). Thucydide (5:1; 8:108) mentionne aussi une colonie établie ici par des habitants de Délos qui avaient été expulsés par les Athéniens, vers 422 av. J.-C. La ville devint importante sous les rois de Pergame, et le resta du temps de la puissance romaine, bien qu'elle souffrit fort pendant la guerre contre Mithridate (Strabo, 605). Sous les Romains elle fut le siège du Conventus Juridicus pour la province d'Asia (q.v.), c.-à-d. la ville judiciaire du district (Pline, 5:32). Elle n'est mentionnée dans l'Écriture que (Ac. 27:2) du fait que le navire dans lequel Paul embarqua à Césarée comme prisonnier en route pour l'Italie appartenait à Adramyttium (πλο‹ον Α᾿δραμυττηνόν v. r. Α᾿τραμυτηνόν, voir Wetstein in loc.). Il était rare de trouver un vaisseau allant directement de la Palestine en Italie. La pratique habituelle était donc d'embarquer sur quelque navire à destination d'un des ports d'Asie Mineure, et là prendre passage sur un bâtiment pour l'Italie. Tel fut le parcours suivi par le centurion chargé de Paul. Les navires d'Adramyttium devaient être fréquemment sur cette côte, car c'était un lieu de trafic considérable. Elle se trouvait sur la grande route romaine entre Assos, la Troade et l'Hellespont d'un côté, et Pergame, Éphèse et Milet de l'autre, et était reliée par des routes similaires à l'intérieur du pays. Le navire d'Adramyttium les conduisit à Myre, en Lycie, et là ils embarquèrent sur un vaisseau alexandrin à destination de l'Italie (voir Conybeare et Howson, Life of St. Paul, 2, 310). Quelques commentateurs (Hammond, Grotius, Witsius, etc.) supposent sans raison qu'Adrametum (voir Tzchucke, ad Mel. 1, 7, 2) en Afrique (Pline 5:3; Ptolémée 4:3; Appien, Syr. 33:47; comp. Shaw, Trav. p. 96 sq.) était le port auquel appartenait le navire. Adramyttium est encore appelé Edramit ou Adramiti (Fellows, Asia Minor, p. 39; comp. Pococke, Trav. II, 2, 16). Elle est bâtie sur une colline, contient environ 1000 maisons, et demeure un lieu de quelque commerce (Turner, Tour, 3, 265). L'aspect général, toutefois, est pauvre, les maisons étant misérablement construites et habitées principalement par des pêcheurs grecs (Buisching, Erdbesch. 5, 1, 91). D'après des médailles frappées dans cette ville, il paraît qu'on y célébrait le culte de Castor et Pollux (Ac. 28:11), ainsi que celui de Jupiter et de Minerve (dont les effigies paraissent dans l'illustration précédente).

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.