Définition dans McClintock & Strong

Accent (grammatique)

Accent

Accent

Au sens grammatical, l'accent est la tonalité ou l'accentuation de la voix sur une syllabe particulière, moyen de distinguer ou de séparer les mots dans une élocution rapide ; il ne doit pas être confondu avec l'ictus rythmique ou force musicale qui règle la poésie ou le mètre, et qui, en même temps, est indépendant de la quantité prosodique. En anglais, comme dans la plupart des langues européennes, il n'existe pas de règle fixe pour la position de l'accent, qui diffère souvent dans des mots formés sur la même analogie. En latin, en l'absence de renseignements positifs sur la prononciation des Romains, du moins à cet égard, on a inventé et généralement admis une règle arbitraire par laquelle la tonalité est placée sur la pénultième longue et sur l'antépénultième des mots ayant une voyelle brève ou douteuse («commune») dans la pénultième. Beaucoup appliquent la même règle au grec ; mais comme le grec possède un accent écrit, l'usage, encore préservé chez les Grecs modernes, tend à conformer la voix parlée au ton écrit. En hébreu la place de l'accent est soigneusement désignée dans le texte massorétique courant (voir R. Jehuda Ibn Balam, Traité sur les accents poétiques, en héb., Paris, 1556 ; réimpr. annoté, Amst. 1858), bien que les Juifs de certaines nations, l'ignorant, prononcent les mots avec l'accent sur la pénultième, d'après l'analogie des langues modernes, et comme le font les natifs en syriaque et en arabe (voir J. D. Michaelis, Anfangsgrunde der Hebr. Accentuation, Halle, 1741 ; Hirts, Einleit. in d. Hebr. Abtheilungskunst, Jena, 1762 ; Spitzner, Idea Analyticae V. T. ex Accentibus, Lips. 1769 ; Stern, Grundl. Lehre d. Hebr. Accentuation, Frankf. 1840). Dans les mots anglicisés du grec, on observe les règles latines pour l'accent ; et dans ceux introduits de l'hébreu, comme ils nous sont généralement venus par la Vulgate, le même principe est en grande partie suivi, bien qu'avec beaucoup d'irrégularité et de désaccords parmi les orthoépistes, et généralement au grand oubli du ton hébreu propre. En prononçant les noms scripturaires et autres noms étrangers, il convient donc de se conformer à la pratique des meilleurs orateurs et lecteurs, plutôt qu'à quelque norme affectée ou pédante, aussi exacte soit-elle (voir Worcester's Eng. Dict. 1860, Append.).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.