Définition dans McClintock & Strong

Abel (interprétations philoniques du nom)

Abel (4)

Philo, De Sacrif. Ab. et Cain, § 1 (éd. Richter ; p. 64 de Mangey), explique ῎Αβελ par ἀναφέρων ἐπὶ Θεόν, « se référant à Elohîm », et plus complètement dans Quod Det. Pot. Insid. § 10 (ibid. p. 197), ὁ μὲν γὰρ ῎Αβελ ἀναφέρων ἐπὶ Θεὸν πάντα φιλόθεον δόγμα, c.-à-d. « car Abel, qui rapporte tout à Elohîm, est l'opinion aimant Dieu. » En conséquence, Philo lit אבל, et le divisant en אב et אל, אל =Θεός, et א = ἀναφέρειν, comme אבה, יא, « désirer », parce qu'il considère Abel comme φιλόθεος par opposition à Caïn, qu'il appelle φιλαυτος, « aimant soi-même ». Cette explication se retrouve aussi chez Ambroise, De Cain et Ab. i, 1 : "Abel (dictus) qui omnnia referret ad Deumi pia devotus mentis attenntione nihil sibi arrogans ut superior frater, sed totum tribuens conditori quod accepisset ab eo." Dans De Migr. Abr. § 13 (ibid. p. 447), Philo écrit : ὄνομα δέ ἐστι τοῦ τὰ θνητὰ πενθοῦντος καὶ ἀθάνατα εὐθαιμονίζοντος. Selon cette explication, ςΑβελ — אָבֵל : « le pleurant » (comp. Josephus, Ant. 1, 2, ςΑβελσς σημαίνει δὲ πένθος τοῦτο). Cette seconde explication de Philo se trouve chez Théodoret, εἰς τὰ ἄπορα τῆς θείας γραφῆς ; Erot.' ξ ; et Eusèbe, Praep. Ev. (éd. Viger. Col. 1668), 11, 518. Jérôme, dans De Nom. Hebr., donne deux explications : luctus et « vapor », « vanitas », cette dernière se référant à הבל. Entre ces deux explications Cyprien, Tract. de Sina et Sion, semble vaciller, car il dit, Abel films: — Ade nomen accepit Hebraicum signans fratris interfectionem (הבל) et parentum luctum (אבל). (B. P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.