Définition dans Jewish Encyclopedia
Yossef
JOSEPH
(MAESTRO) DE NOVES : médecin français d’Avignon qui vécut au milieu du XVe siècle, et fut grandement estimé dans tout le Midi de la France (Joseph Colon, Responsa. No. 181). Pendant la première partie du XVe siècle un rabbin du même nom, Joseph de Noves, vécut à Nicopolis, Bulgarie ; il écrivit des préfaces au « Lehem Mishneh » d’Abraham di Boton et au « Lehem Abbirim » d’Abraham ibn Asus.
Bibliographie : Gross, Gallia Judaica, p. 391.
0. S. K.
JOSEPH B. PETROS : amora palestinien de la première génération (IIIe s.). Il fut le père de la première épouse de Joshua b. Levi (Yer. M. K. iii. 5). Il entretenait des relations amicales avec Bar Kappara et eut avec lui une discussion concernant l’exégèse d’un certain verset biblique (Gen. R. xciv.). Il est également mentionné comme ayant eu un argument avec Zabdai b. Levi sur un point d’exégèse biblique.
Bibliographie : Bacher, Ag. Pal. mor. iii. 598 ; Heilprin, Seder ha-Dorot, ii. 220.
S. S. A. S. W.
JOSEPH B. PHINEHAS. Voir Frankfort-on-the-Main.
JOSEPH IBN PLAT (tiyyD, rarement cité « Pilat », comme Grätz le déduit de la forme nN^'3, apparaissant une fois dans « Temim De‘im », p. 40 ; et non identique à Ibn Bulat, ou Bolat, d’Estella) : autorité talmudique du XIIe siècle ; né vraisemblablement dans le sud de l’Espagne, d’où il alla en Provence et s’établit à Lunel, bien qu’Epstein soit d’avis qu’il serait né dans l’empire byzantin. S’il en était ainsi, il pourrait être identique au Joseph ibn que Benjamin de Tudèle rencontra à Damas (Itinéraire, éd. Asher, i. 48). Il passa aussi quelque temps à Rome, et voyagea peut‑être en France, Lorraine, Lombardie et Espagne. Selon Joseph ibn Zaddik, il florissait en 1205 ; selon Abraham b. Solomon de Torrutiel, il mourut en 1225 ; mais selon d’autres il était mort avant 1198. Abraham b. David, Asher b. Meshullam, et Zerahiah ha‑Levi Gerondi, tous de Lunel, reçurent de lui un enseignement oral, et il correspondit avec Zerahiah, ainsi qu’avec Abraham b. David de Posquières, Maïmonide et Abraham b. Isaac de Narbonne. Il écrivit un traité sur les prières intitulé Tikkun Soferim, dont un fragment subsiste. Ses traités halakhiques, commentaires sur divers livres talmudiques, tels que Nedarim et Hullin, sont cités dans le Tiour (ii. 18c), le Kol Bo (No. 106) et le Shittah Mekubbezet sur Nedarim (fol. 7d), et des extraits se trouvent dans le Pardes ; son nom cependant n’est cité dans ce dernier que dans une longue citation sur les Bénédictions (éd. Constantinople, fol. 39b-41c).
Bibliographie : Joseph ibn Zaddik, Chronicles, éd. Neubauer, p. 94 ; Conforte, Moreh ha‑Dorot, p. 8b ; Zunz, Rus, p. 26 ; idem, dans Geiger’s R. « Zeitschr. » Jüd. Theol. ii. 308, 312 ; Solomon ben Adret, Responsa, No. 18 ; Kol Bo, Nos. 5, 8, 106 ; Auerbach, Sefer ha‑Eshkol, Introduction, pp. x. et seq. ; Grätz, Gesch. vi. 287 ; Gross, Gallia Judaica, pp. 284 et suiv. ; A. Epstein, in Monatsschrift, xli. 475, xliv. 290.
M. K.— G.
JOSEPH PORAT BEN MOSES (français, DON BENDIT) : tosafiste du XIIIe siècle. Le surnom « Porat » fait allusion à Genèse xlix. 22. Selon Gross, Joseph Porat est identique à Joseph de Caen, cité par Samuel de Falaise comme autorité talmudique ; mais il ne peut être, comme le suppose Dembitzer (Ha‑Hoker, ii. 48 et suiv.), identifié avec Joseph ben Moses de Troyes, le codisciple et adversaire de Jacob Tam. Joseph Porat fut l’élève, et peut‑être le petit‑fils, de Samuel ben Meïr (RashbaM), mais certainement pas son fils, comme l’a erronément indiqué Zacuto (Sefer ha‑Yuhasin, éd. Londres, p. 218). Joseph Porat écrivit un commentaire sur le Talmud, dont des fragments se trouvent dans les Tosafot sur Chabbat (52a) et Yoma (37b, 46a). Selon Dembitzer (loc. cit.), tous les passages cités dans les Tosafot au nom de Joseph sans autre indication sont à attribuer à Joseph Porat, qui serait probablement aussi l’auteur d’un ouvrage de mathématiques trouvé dans la collection Oppenheim sous le nom de Joseph ben Moses Zarfati. Il est probablement celui qui est désigné « Joseph, petit‑fils de Samuel ben Meïr », dans le commentaire manuscrit sur le Pentateuque de la Bodléienne (Neubauer, Cat. Bodl. Hebr. MSS. No. 271 ; voir, toutefois, Neubauer dans Geiger’s Zeitschrift, ix. 216).
Bibliographie : Gross, Gallia Judaica, p. 543.
s. S. I. Br.
JOSEPH BEN SAMUEL. Voir Bonfils, Joseph ben Samuel.
