Définition dans Jewish Encyclopedia

Tekoa

TEKOA

Ville de la Jude méridionale, fréquemment mentionnée dans l'Ancien Testament. La « femme sage » qui obtint le rappel d'Absalom était une habitante de la ville (II Samuel xiv. 2 et suiv.), et c'était aussi la patrie du prophète Amos (Amos i. 1), le berger et le cueilleur de figues sycomores. La fortification de Tekoa par Roboam (II Chroniques xi. 6) lui donna une importance stratégique. Dans la période post-exilique ses habitants étaient des Calebites (I Chroniques ii. 24) ; et ils aidèrent Néhémie à rebâtir le rempart (iii. 5, 27).

Le site de Tekoa est fixé par les données bibliques. Il se trouvait au sud (Jérémie vi. 1), et à proximité de la vallée de Berachah (« bénédiction »), près du désert qui porta son nom (II Chroniques xx. 20, 26 ; I Maccabées ix. 33). Le lieu est encore localisé plus précisément dans Josué xv. 60, où le texte grec d'un passage perdu en hébreu le place, avec Bethléem et d'autres villes du pays élevé de Juda, au sud de Jérusalem. Selon l'Onomasticon d'Eusèbe et Jérôme, il se trouvait à douze milles romains (dix-huit kilomètres) au sud de cette ville et à l'est de Bethléem, sur le bord du désert. Le site de la ville est représenté par le moderne Khirbat Taku‘ah, un amas de ruines faiblement habitées, avec d'anciens citernes et tombes et les restes d'une église, situé sur une colline qui commande un vaste paysage. Depuis l'époque de Jérôme on montre là la tombe d'Amos. La Michna parle en termes élogieux de l'huile de Tekoa ; et des auteurs arabes médiévaux mentionnent son miel.

E. c. I. Be.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.