Définition dans Jewish Encyclopedia
Saron
SHARON
Grande plaine de Palestine, d'une altitude moyenne d'entre 280 et 300 pieds au-dessus du niveau de la mer ; bornée par le mont Carmel au nord, Jaffa au sud, les montagnes de Gilboa à l'est, et la mer Méditerranée à l'ouest. Ses principales rivières sont le Nahr al-Zarka (rivière Crocodile) et le Nahr Mafjir (le « fleuve mort » des Croisés). Le sol est fertile ; et la plaine est encore appelée « le jardin de Palestine », principalement en raison de ses lis rouges et blancs et de ses anémones.
La plaine de Sharon était célèbre dans les temps bibliques comme région pastorale (Isa. lxv. 10) ; et quelques-unes des troupeaux de David y paissaient (I Chron. xxvii. 29). La grande désolation du pays était impliquée en disant que Sharon était devenue un désert (Isa. xxxiii. 9), bien que dans le temps messianique elle doit être une bergerie pour les troupeaux (ib. lxv. 10). Le poète insiste sur la beauté des fleurs qui y fleurissent abondamment (ib. xxxv. 2) ; et la Shulammite en Cant. ii. 1 se compare à la rose de Sharon (voir Rose). La comparaison avec le Carmel (Isa. xxxv. 2) semble montrer qu'à une époque il y avait des boqueteaux dans la plaine. Josephus, en effet, parle d'un bosquet près d'Antipatris, tandis que, comme la Septante, il traduit le mot « Sharon » par « chênaie » (“Ant.” xiv. 13, § 3 ; “B. J.” i. 13, § 2).
Un autre Sharon est mentionné par Eusèbe ("Onomasticon") comme étant situé entre le mont Thabor et Tibériade. À ce Sharon on rattache parfois le passage Cant. ii. 1 ; mais l'expression « rose de Sharon » était proverbiale, et d'après Isa. xx.xv. 1 et suiv. il est évident que la rose mentionnée là fleurissait dans la plaine plus vaste. Le Talmud parle du vin produit dans ce dernier Sharon (Men. viii. 2 ; Shab. 70a), tandis que la prière du grand prêtre le Jour des Expiations, « Qu'Elohîm veille sur les habitants de Sharon, afin qu'ils ne soient pas ensevelis dans les ruines de leurs demeures » (Yer. Yoma v. 3), ne peut se référer qu'à ceux qui résidaient dans le Sharon oriental, puisque aucun tremblement de terre ne s'est produit dans la plaine occidentale. L'affirmation d'Eusèbe concernant un Sharon situé en Galilée est confirmée par l'existence du moderne Sarona.
En Josh. xii. 18 le roi de Sharon est énuméré parmi les trente et un rois vaincus par les Israélites. Le « Sharon » mentionné en I Chron. v. 16 paraît être le nom d'une ville dans le territoire de Gad.
Bibliographie : Schwarz, Das Heilige Land, pp. 46-47, Frankfort-on-the-Main, 1853 ; Neubauer, G. T. pp. 48 et sqq. ; Ritter, Palestine, iv. 265 ; Sepp, Jerusalem und das Heilige Land. i. 23, 44 ; ii. 585 et seq.
J. I. Be. — S. O.
