Définition dans Jewish Encyclopedia
Berger
SHEPHERD
Aux premiers jours de la colonisation en Palestine l'occupation principale des Israélites fut celle de bergers. Des traces de l'importance de cette occupation se retrouvent à travers l'Ancien Testament. La fonction du berger était de conduire les troupeaux vers le pâturage et le ruisseau (Ps. xxiii. 2), et de les protéger contre les bêtes sauvages (I Sam. xii. 24) et les voleurs (Job i. X^et seq.), tâche dans laquelle il était parfois aidé par un chien de berger (Job XXX. 1). La nuit les bergers veillaient, parfois à la belle étoile (Nah. iii. 18), et d'autres fois dans la tente du berger (Isa. xxxviii. 12) ou dans une tour de pierre spéciale (Gen. xxxv. 21). Parfois il rassemblait les brebis dans des cavernes (I Sam. xxiv. 3), ou dans des bergeries construites en pierres (Juges v. 16 ; Zeph. ii. 6) ; et un agneau tombé malade ou devenu boiteux il le portait dans son sein (Isa. xl. 11).
Le berger portait généralement un seul vêtement (Jér. xliii. 12), vêtu duquel il marchait à la tête de son troupeau (Jean x. 4), portant sa bourse ou son sac de berger ; ses armes étaient un bâton et une fronde (Gen. xxxii. 10 ; I Sam. xvii. 40). Quand l'agriculture devint l'industrie prépondérante du pays, le berger, au lieu d'être indépendant, était généralement embauché par un cultivateur, qui le payait en nature (Gen. xxx. 28), ou parfois en argent (Zach. xi. 13). Le nombre de brebis ramenées à l'enclos du maître était contrôlé en les faisant passer sous l'extrémité du bâton du berger (Jér. xxxiii. 13 ; Ezéch. xx. 37). À mesure que l'agriculture prenait de l'importance, le berger devint moins respecté, comme en Égypte, où il était regardé « comme une abomination » (Gen. xlvi. 34). En temps talmudique on déclara même qu'un berger était incapable de témoigner, en raison de sa propension à empiéter sur les pâturages d'autrui (Sanh. 25a).
E. c. J.
