Définition dans Jewish Encyclopedia

Miel

HONEY

(C'aT) : Souvent mentionné dans l’Ancien Testament comme un aliment de choix. Il était mangé seul (Juges xiv. 9 ; I Sam. xiv. 27, et autres), ainsi qu’avec d’autres aliments. En pâtisserie, il remplaçait le sucre (Ex. xvi. 31). Avec le lait, il constituait la nourriture des enfants (Isa. vii. 15). Canaan est fréquemment loué comme un pays « ruisselant de lait et de miel » (Ex. iii. 8, et autres ; Jer. xi. 5 ; Ézéch. xx. 6). La Palestine abondait, et abonde encore, en abeilles sauvages, mais il faut supposer que les abeilles étaient domestiquées en Palestine aux temps bibliques. Dans quelques passages (par ex., Gen. xliii. 11 ; Ézéch. xxvii. 17), « debash » peut désigner du miel artificiel, ou sirop, préparé à partir du jus de divers fruits, lequel forme jusqu’à aujourd’hui, sous le nom de « dibs », un important article d’exportation de Syrie et de Palestine (comp. Bliss, “A Mound of Many Cities,” pp. 69-71, qui décrit un appareil destiné à faire bouillir les fruits pour en faire un sirop, trouvé à Tell al-Hasi, l’ancienne Lakish). Bien que les prémices du miel fussent apportées au sanctuaire (II Chron. xxxi. 5), il était exclu des sacrifices à cause de ses propriétés fermentescibles (Lev. ii. 11 ; comp. Pline, “Historia Naturalis,” xi. 15). « Parce qu’il provient d’un animal impur » est la raison donnée par Philon, éd. Mangey, ii. 255, pour son exclusion. En raison de sa douceur, le miel est employé comme figure de choses agréables et plaisantes (pour les paroles d’Elohîm, Ps. xix. 11 [A. V. 10], cxix. 103 ; pour la sagesse, Prov. xxiv. 13, xxv. 16 ; pour la parole d’un ami, Prov. xvi. 24 ; Cant. iv. 11).

Le Talmud s’étend sur le caractère délicieux du miel. Il est un soixantième aussi doux que la manne (Ber. 57b), et, pour les nourrissons, la manne avait le goût du miel (Yoma 75b) ; il éclaire l’œil de l’homme (ib. 83b ; comp. I Sam. xiv. 27). Une boisson composée de miel, de vin et d’huile est mentionnée sous le nom de « nomelim » ou « onomelin » (oivóμελι ; Ter. xi. 1 ; Shab. 139b). Le miel seul était considéré comme une boisson (Maksh. v. 9 ; comp. Kid. 48b). Lorsqu’on retirait les rayons (« hallot » ; comp. le biblique « ya'arah », I Sam. xiv. 27 ; Cant. v. 1) de la ruche (« kawweret »), qui était faite de paille ou d’osier, les abeilles étaient d’abord étourdies par la fumée ; au moins deux rayons étaient laissés dans la ruche comme nourriture pour les abeilles durant l’hiver (B. B. 80a ; Kelim xvi. 7). Il est fait référence à l’adultération du miel par mélange d’eau ou de farine (Sotah 48b ; Maksh. v. 9). Du miel était produit à partir de dattes (Ter. xi. 2 ; comp. Josèphe, “B. J.” v. 8). Pour l’usage médicinal du miel, voir Ber. 44b ; Shab. 76b, 154b ; B. M. 38a. L’emploi du miel dans l’embaumement est mentionné par Josèphe (“Ant.” xiv. 7, § 4 ; comp. Pline, l.c. xv. 18 ; B. B. 3b). Voir Abeille.

Bibliographie : Robinson, Researches, ii. 717 ; Bochart, Hierozoicon, iii. 365 ; L. Lewysohn, Zoologie des Talmuds, p. 302.

E. G. H. I. M. C.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.