Définition dans Jewish Encyclopedia
Hyena
HYENA
Données bibliques : La traduction par la Septante de “zabua‘” (Jér. xii. 9) ; le rendu de la Vulgate étant “avis tincta”, et celui des versions anglaises “speckled bird”. Le rendu de la LXX., adopté par la plupart des commentateurs, est soutenu non seulement par l’arabe “dabu‘”, mais aussi par le passage parallèle (ib. xii. 8), qui implique que par “zabua’” on entend quelque animal fort, féroce, semblable au lion (comp. Ecclus. [Sirach] xiii. 18). La hyène rayée (Hyena striata) est commune en toutes parties de la Palestine ; et sa fréquence passée est peut-être indiquée par le toponyme “Zeboïm” (I Sam. xiii. 18 ; Neh. xi. 34 ; comp. aussi le nom personnel “Zibéon”, Gen. xxxvi. 20).
Dans la littérature rabbinique : Le Talmud a, outre “zabua’”, trois autres noms pour la hyène, “bardales”, “napraza”, et “appa” ; et cette variété de noms a son pendant dans une variété de métamorphoses, chacune durant sept ans, à travers lesquelles passe le mâle de la hyène, à savoir, d’un chapeau, d’un “‘arpad” (c.-à-d., quelque autre forme de chauve-souris), d’une ortie, d’un chardon, et enfin d’un mauvais esprit (“shed” ; B. K. 16a). Une fable populaire similaire, à propos de la hyène changeant de sexe chaque année, se trouve chez Pline, Historia Naturalis, viii. 30, 44 ; Huilianus, De Animalium Natura, i. 25. Quant à la dangerosité, la hyène est placée dans la même catégorie que le loup, le lion, l’ours, le léopard et le serpent (B. K. 15b ; Yer. B. K. 2, 6).
Bibliographie : Tristram, Natural History of the Bible, p. 107 ; Lewysolm, Zoology des Talmuds, p. 76.
E. G. H. I. M. C.
