Définition dans Jewish Encyclopedia
Bâton
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(« shebet », « matteh », etc.) ; Hérodote
(i. 195) et Strabon (xvi. 746) affirment que chez les
Babyloniens chaque homme portait un anneau et un bâton,
dont l’extrémité supérieure était décorée d’une représentation sculptée d’une fleur ou de quelque chose de semblable. Il semble que ce fût également la coutume universelle chez les anciens Hébreux de porter un bâton (comp. Gen. xxxviii. 18) — coutume qui date peut-être du temps où ils menaient la vie nomade de bergers. Le bâton était indispensable au berger, car il lui permettait de maintenir son troupeau réuni (Ex. iv. 2 ; Lév. xxvii. 32 ; Ps. xxiii. 4 ; Michée vii. 14 ; Zach. ii. 7) ; l’extrémité supérieure du long bâton était courbée, comme l’indiquent les illustrations égyptiennes. Il ne fallait pas non plus mépriser le bâton comme arme (Ps. xxiii. 4). De même, un long bâton, peut-être droit, muni d’un aiguillon à son extrémité, était employé par les paysans pour pousser et guider les bœufs devant la charrue, et aussi pour briser les mottes derrière elle, comme les paysans emploient encore le bâton aujourd’hui ; c’était aussi une arme efficace (Juges iii. 31 ; I Sam. xiii. 21, xvii. 43). Enfin, le bâton était indispensable au voyageur et un soutien pour les faibles et les malades (Gen. xxxii. 10 ; Ex. xxi. 19 ; Zach. viii. 4). Entre les mains des surveillants, il devint un instrument de châtiment et, par conséquent, un insigne de fonction (És. ix. 4, xxx. 31, et al.).
E. G. n. I. Be.
