Définition dans Jewish Encyclopedia

Ariel

ARIEL

Données bibliques : 1. Nom propre d'un homme (Esdras viii. 16). Le nom est reconnaissable dans le nom du clan gadite Areli (Genèse xlvi. 16; Nombres xxvi. 17, Ariel dans la LXX.), et se rencontre aussi dans II Samuel xxiii. 20, King James Version Révisée, et dans I Chroniques xi. 22, King James Version Révisée. Le texte est corrompu. La LXX. dans Samuel a « two sons of Ariel »; le Targum « two might}" men. » Les émendations proposées sont : « deux lions (ou, lionceaux) » ou « deux fils d'Uriel ». La référence peut être à des personnes ou à des animaux. La forme et le sens sont incertains. Interprétations suggérées : « lion d'Elohîm », ou, par changement de voyelle, « lumière d'Elohîm », ou « Elohîm est ma lumière. » 2. Nom poétique pour Jérusalem (Isaïe xxix. 1, 2, 7), expliqué de diverses façons (Targum « autel »). L'illustration au verset 2 (« Ariel . . . shall be unto me as Ariel, » la ville répandra du sang, comme un autel) suggère que le second « Ariel » équivaut à « autel » ou « foyer d'autel » ; ainsi probablement dans Ézéchiel xliii. 15, 16, et dans l'inscription de Mesha, ligne 12. Pour un sens proposé, « cresset » ou « candélabre », voir la note sur Ézéchiel xl. 49 dans « Sacred Books of the O. T. » (éd. Haupt). L'étymologie du mot est incertaine, possiblement mx, « foyer », avec ^ formative. Le nom de la ville serait alors une imitation du nom « Jérusalem » (peut-être proprement Urmhalem, « cité de Shalem »), « cité d'Elohîm » (Uriel ou Uruel). On l'interprète autrement comme « foyer-autel d'Elohîm » ; c.-à-d., le lieu dédié au culte d'Elohîm.

— — Dans la littérature rabbinique : Le nom Ariel (« Lion d'Elohîm ») fut appliqué non seulement à l'autel (Targum, Isaïe xxix. 1), mais aussi à l'ensemble du Temple. Le Talmud (Mid. iv. 7) fait remarquer que le Temple — c.-à-d. le Hekal — ressemblait à un lion par sa largeur à l'avant et son effilement vers l'arrière. Concernant le nom Ariel, un Midrash observe que le Temple est appelé « lion » (Isaïe loc. cit.), et de même la maison de David (Ézéchiel xix. 2-7) et Juda (Genèse xlix. 9). Nabuchodonosor est également appelé « lion » (Jérémie iv. 7) ; et c'est ce lion qui détruisit le Temple, déposa la maison de David, et emmena Juda en captivité (Ex. R. xxix. 9).

j. sr. ‘ L. G.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.