Définition dans Jewish Encyclopedia

Abinadab

ABINADAB

("Le Père est Généreux") : 1. Un résident de Kirjath-jéarim, qui garda l'Arche de l'Alliance dans sa maison pendant les vingt ans immédiatement suivants sa restauration par les Philistins (I Sam. vii. 1 ; I Chron. xiii. 7). Dans II Sam. vi. 3, 4, Gibbéa est donné comme sa résidence. 2. Le deuxième fils d'Ishay (I Sam. xvi. 8 ; I Chron. ii. 13). Il fut

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Abin, Benedict
Abiram

un des trois fils d'Ishay qui suivirent Saül pour combattre les Philistins dans la vallée d'Elah (I Sam. xvii. 13). 3. Un fils de Saül (I Chron. viii. 33), qui

fut tué dans la bataille de Guilboa en combattant les Philistins (I Sam. xxxi. 2 ; I Chron. x. 2). Il est également mentionné dans la liste généalogique des Benjamites vivant à Gabaon (I Chron. ix. 39). Voir aussi Bex Abinadab. G. B. L.

ABINOAM ("Le Père est Délice" ou "Père de Délice" : Ab peut être le nom de la Divinité) : Père de Barak ; mentionné dans Juges, iv. 6, 12 ; v. 1, 12. Dans toutes les versions grecques le nom est translittéré Abiueem, sauf dans le codex d'Alexandrie (Juges, iv. 12), où il est donné comme labin. C'est un nom de construction similaire à Ahinoam et Elnaam, et il peut se rendre par « Mon père est délice ». Le suffixe -i après « Ab » n'est pas le signe de l'ancien construct ou génitif, mais la terminaison possessive de la première personne. Cheyne ("Ency. Bibl.", p. 19) comprend le Ai- d'Abinoam comme se référant au Père Divin, et rend le nom « Le Père (Divin) est la douceur » ; mais cela est douteux.

Bibliographie : Gray, Hebrew Proper Names, pp. 80 et suiv., où l'on trouvera une excellente discussion des composés avec ah et abi.

J. D. P.

ABINU MALKENU (Ab Notre Père ! Notre Roi !) : Les mots initiaux et le nom d'une partie de la liturgie récitée avec une solennité spéciale pendant les Jours de P nitence, du Nouvel An jusqu'au Jour de l'Expiation inclus. Dans l'ancienne liturgie les deux invocations, « Notre Père » et « Notre Roi », trouvées séparément dans la Bible (Isa. lxiii. 16, lxiv. 8 : « Notre Père ! » aussi dans la version italique de Tobie, xiii. 4, et Isa. xxxiii. 22 : « Notre Roi »), sont soit placées ensemble en phrases correspondantes, comme dans les Dix-huit Bndictions, la cinquième et la neuvième, « Pardonne-nous, Notre Père, car nous avons péch ! Pardonne-nous, Notre Roi, car nous avons transgress ! », soit simplement combinées comme dans la prire connue sous le nom d'« Ahabah Rabbah » et dans le Musaf des F tes : « Notre Père ! Notre Roi ! Dvoile la gloire de Ton royaume pour nous promptement ! » Cette combinaison devint une formule fixe, l'instar de « Notre Père dans les Cieux ! » ou « Notre Elohîm dans les Cieux ! », particulirement dans les prires de repentance. Durant une grande scheresse on tint le jene ordinaire, et les Vingt-quatre Bndictions prescrites pour de telles occasions furent rcites par Eliézer ben Hyreanus, sans effet ; mais peine Akiba se leva et rcita la prire, « Notre Père ! Notre Roi ! Tu es notre Père ! Notre Père ! Notre Roi ! Nous n'avons pas d'autre roi que Toi ! Notre Père ! Notre Roi ! Nous avons pch devant Toi ! Notre Père ! Notre Roi ! Aie piti de nous ! Notre Père ! Notre Roi ! Agis envers nous pour l'amour de Ton nom ! » que la pluie vint (Ta'anit, 25b, selon la meilleure version dans le "'En Ya'akov" de Jacob ibn Habib). Cette histoire n'implique nullement, comme l'ont suppos beaucoup d'auteurs, qu'Akiba fut le premier rciter l'« Abinu Malkenu » ; au contraire, c'est bien le contraire. Ce mot de dfi l'gard des puissances du monde, « Nous n'avons pas d'autre roi que Toi ! », prit naissance dans des cercles dont Akiba n'tait qu'un disciple tardif mais fidle. De combien de versets consistait la prire originelle « Abinu Malkenu » il est difficile de dire. Dans notre Talmud imprim deux versets seulement sont mentionns dans l'histoire d'Akiba ; Alfasi en a trois. Très probablement il n'y eut au dbut aucun nombre ou ordre fixe, l'arrangement tant laiss entirement celui qui offrait la prire l'occasion.

L'introduction de l'« Abinu Malkenu » dans la liturgie des Jours de Pnitence conduisit naturellement certains changements et un systme plus ou moins fixe. La confession du pcht occupa la premire place, et des prires pour le Nouvel An, pour une inscription dans le Livre de la Vie, et (en vue du Jour de l'Expiation) pour une inscription dans le Livre du Pardon et de la Rmission s'imposrent. Toutefois il resta une grande divergence dans les diverses liturgies. Selon une tradition ("Tanya", p. 74) l'« Abinu Malkenu » consistait l'origine en dix-neuf versets, correspondant aux Dix-neuf Bndictions de la "Shemoneh 'Esreh" augmente. Il existe, en effet, une relation entre certains des versets de l'« Abinu » et certaines des Bndictions. « Notre Père ! Notre Roi ! ramne-nous Toi par la repentance ! » correspond la cinquime section de la "Shemoneh 'Esreh" ; « Pardonne nos chats ! » « Pardonne nos transgressions ! » avec la sixime ; « Envoie la Gurison ! » avec la huitime ; « Inscris-nous dans le Livre de la Subsistance ! » avec la neuvime ; « Dtruis les machinations de nos ennemis ! » « Que la rdemption germe ! » « Elve la corne d'Isral ! » et « Elve la corne de Ton oint ! » correspondent respectivement aux dixime, douzime, quatorzime et quinzime Bndictions ; « Entends notre voix ! » « Reois notre prire ! » avec la seizime ; mais le reste ne montre aucune connexion avec les autres dix Bndictions. De fait, les dix-neuf versets mentionns dans la "Tanya" ne se retrouvent pas dans le texte de l'« Abinu Malkenu » d'Amram Gaon.

D'Amram Gaon nous apprenons que l'« Abinu Malkenu », l'poque des Geonim, tait considr comme une institution des anciens, rciter pendant les Dix Jours de Pnitence. Jacob Asheri ("Tur", i. 6[2]) crit qu l'« Abinu Malkenu » d'Amram Gaon contenait vingt-deux versets (c'est vraisemblablement le sens des mots « selon l'ordre de l'Alphabet », que Zunz prit trop littralement), et qu'il devint coutume en Allemagne de les rciter matin et soir aprs la "Shemoneh 'Esreh" pendant les Dix Jours de Pnitence (alors qu'en Espagne on les rcitait pendant quelque temps seulement le Jour de l'An et le Jour de l'Expiation). Dans le "Seder Rab Amram" le nombre de versets a augment vingt-cinq, dans la liturgie sépharade soixante-dix-neuf, dans la liturgie allemande trente-huit, dans la polonaise quarante-quatre, et dans celle de Salonique cinquante-trois. Avec le temps les plus rigoureux dans la pit re9citaient galement l'« Abinu Malkenu » toute l'anne9e, l'omettant les shabbats et jours saints, o les prires pnitentielles n'avaient pas cours. Dans le Rituel rformé l'« Abinu Malkenu » n'est employ que pour le solennel Jour de l'An et le Jour de l'Expiation. La mlodie traditionnelle rend la rcitation de l'« Abinu Malkenu » par le lecteur (cantor) et la rponse par la congrgation d'une expressivit particulire (Zunz, "Ritus", pp. 118-120). K.

Bibliographie : Dembitz, Jewish Services in Synagogue and Home, 1898, pp. 103, 104.

ABIOB, AARON (probablement Abi Ayyub, Steinschneider dans "Jew. Quart. Rev." x. 130) : Auteur de "Shemen ha-Mor" (Oil of Myrrh), un commentaire sur le Livre d'Esther. Il vcut Salonique vers 1540, et son ouvrage fut imprim l pour la premire fois Salonique en 1601. M. L. M.

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Source

The Jewish Encyclopedia, Funk & Wagnalls (1901-1906), domaine public aux États-Unis ; sélection partielle, traduction française et réadaptation éditoriale À l'ombre du figuier, d'après les scans Internet Archive.