Définition dans Watson

Signe

SIGN

Ce mot s'emploie au sens de gage et de témoignage; comme lorsque le Seigneur donna à Noé l'arc‑en‑ciel pour signe de son alliance, Gen. ix, 12–13; et lorsqu'il institua pour Abraham l'usage de la circoncision comme sceau de l'alliance qu'il avait faite avec lui et sa postérité, Gen. xvii, 11. Signifie aussi miracle: «Tu feras ces signes et ces prodiges au milieu de l'Égypte,» Exode iv, 7–9, &c. Un signe ou un témoignage est souvent mis pour la preuve ou l'évidence d'une chose: par exemple, «Ceci te servira de signe, que je t'ai envoyé,» Exode iii, 12. «Montre‑moi un signe, que tu parles avec moi,» Juges vi, 17, c.-à‑d. une preuve. «Quel sera le signe que le Seigneur me guérira?» 2 Rois xx, 8. Cette acceptation s'accorde avec la première ci‑dessus; comme aussi ce qui est dit en Gen. iv, 15, «Et le Seigneur posa un signe sur Caïn;» il lui donna un gage que sa vie ne serait pas retranchée. Les signes des cieux, et les signes des magiciens, sont les phénomènes du ciel et les impostures des magiciens employés pour tromper: «Le Seigneur couvre de confusion les signes des menteurs, et rend fous les devins,» Isaïe xliv, 25. «Ne vous étonnez point des signes des cieux; car les païens s'en épouvantent,» Jér. x, 2. Être un signe, c'était encore être un type, ou une prédiction, de ce qui devait arriver. Ainsi le prophète Isaïe, viii, 18, «Voici, moi et les enfants que le Seigneur m'a donnés, seront des signes et des prodiges en Israël.» Voir aussi Ézéchiel iv, 3.

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Source

Richard Watson, A Biblical and Theological Dictionary (1832), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.