Définition dans Watson

Rocher

ROCK

La Palestine, étant un pays montagneux, possède aussi de nombreux rochers qui faisaient partie de sa défense ; car, en temps de danger, le peuple s'y retirait et y trouvait un refuge contre toute irruption soudaine de l'ennemi. Les Benjamites se réfugièrent dans le rocher Rimmon, Juges xx, 47. Samson tint garnison dans le rocher d'Étham, Juges xv, 8. David trouva un abri dans les rochers de Maon, Engedi, &c., 1 Samuel xxii, 1 ; xxiii, 25, 28 ; xxiv, 2–5. Jérôme dit que les parties méridionales de la Judée étaient pleines de cavernes souterraines et de grottes dans les montagnes, où le peuple se retirait en temps de danger. Les Kénites habitaient les creux des rochers, Nombres xxiv, 21. Même de nos jours les villages de ce pays sont souterrains, ou creusés dans les roches. Josèphe, en plusieurs endroits, parle de rochers creux qui servaient de repaires aux voleurs et brigands ; les voyageurs en trouvent encore un grand nombre en Palestine et dans les provinces voisines. Vers le Liban, les montagnes sont hautes, mais couvertes en beaucoup d'endroits d'autant de terre qu'il en faut pour les rendre propres à la culture. Parmi les escarpements des rochers, le cèdre, célèbre par sa beauté, agite son sommet élevé et déploie puissants rameaux, entouré du sapin et du chêne, du figuier et de la vigne. Sur la route de Jérusalem, les montagnes ne sont ni si hautes ni si escarpées, et se prêtent mieux à la culture. Elles s'élèvent de nouveau au sud-est du mont Carmel ; sont couvertes de bois, et offrent des vues pittoresques ; mais, en avançant vers la Judée, elles perdent leur verdure, les vallées deviennent étroites, sèches et pierreuses, et aboutissent à la mer Morte en un amas de roches désolées, de précipices et de cavernes. Ces vastes excavations, quelques-unes pouvant contenir quinze cents hommes, sont les grottes d'Engedi, qui ont servi de refuge aux opprimés ou aux mécontents en tous âges. À l'ouest du Jourdain et du lac Asphaltite, une autre chaîne de rochers, encore plus élevée et plus escarpée, présente un aspect plus funeste, annonçant l'entrée lointaine du désert et la terminaison des régions habitables.

Le nom de rocher est encore donné à Elohîm, par métaphore, parce qu'Elohîm est la force, le refuge et la défense d'Israël, comme ces lieux l'étaient pour le peuple qui y demeurait, Psaume xviii, 2, 31 ; xxxi, 2, 3 ; Deutéronome xxxii, 15, 18, 30, 31 ; Psaume lxi, 2, &c.

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Source

Richard Watson, A Biblical and Theological Dictionary (1832), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.