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Pergame

PERGAMUS

une ville de la Troade, fort considérable au temps de Jean l'évangéliste, Apoc. ii, 12, 13. Cette ville fut, pendant l'espace de cent cinquante ans, la capitale d'un royaume du même nom fondé par Philetærus, av. J.-C. 283 ; qui se servit perfidement des trésors qui lui avaient été confiés par Lysimaque après la bataille d'Ipsus, et, saisissant Pergame, établit un royaume indépendant. Après Philetærus vinrent cinq rois de la même race ; le dernier d'entre eux, Attale Philopator, laissa son royaume, qui comprenait Mysie, Æolis, Ionie, Lydie et Carie, à l'empire romain ; à lequel il appartenait quand la première Église chrétienne y fut établie. Cette Église se corrompit tôt par les Nicolaïtes, pour quoi elle fut repris de la part de Saint Jean, et sommée de se repentir promptement, Apoc. ii, 14–16. Pergame, aujourd'hui appelée Bergamo, comme la plupart des lieux qui ont été maudits par la présence des Turcs, est réduite à une décadence comparative, renfermant une population pauvre, trop indolente ou trop opprimée pour profiter de la richesse de son sol et de la beauté du climat. Le nombre d'habitants, cependant, est encore dit s'élever à trente mille, dont trois mille sont chrétiens grecs. Plusieurs restes de l'ancienne magnificence s'y trouvent encore ; parmi lesquels ceux de plusieurs églises chrétiennes. Elle est à environ soixante milles au nord de Smyrne. Le célèbre médecin Galien était natif de ce lieu.

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Source

Richard Watson, A Biblical and Theological Dictionary (1832), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.