Définition dans Watson
Grue
CRANE
Dans Isaïe xxxviii, 14, et Jér. viii, 7, deux oiseaux sont mentionnés, le סיס et l עגור. Le premier est rendu dans notre version par _crane_ (grue), et le second par _swallow_ (hirondelle) ; mais Bochart les inverse exactement, et les raisons qu’il avance sont irréfutables. Aristophane observe curieusement qu’« il est temps de semer lorsque la grue migre en clamant vers l’Afrique ; elle ordonne aussi au marin de suspendre sa barre et de prendre son repos, et au montagnard de se pourvoir en vêtements ; » et Hésiode : « Quand tu entends la voix de la grue, criant annuellement depuis les nuées, rappelle‑toi que c’est le signal pour labourer, et indique l’approche d’un hiver pluvieux. »
Où vont donc les grues ou les hirondelles des vents tournoyants, Craignant de rassembler les vents et de sentir la neige tomber ? Conscientes de tous les maux à venir, elles fuient Vers des régions plus douces et un ciel méridional. PRIOR.
Le Prophète Jérémie mentionne cet oiseau, ainsi instruit des saisons par une observation instinctive et invariable de leurs temps assignés, comme circonstance de reproche envers le peuple élu d’Elohîm, qui, bien qu’instruit par la raison et la religion, « ne connaissait pas le jugement de le Seigneur. »
