Définition dans Watson
Ciguë
HEMLOCK
רוש and ראש, Deutéronome xxix, 18 ; xxxii, 32 ; Psaume lxix, 21 ; Jér. viii, 14 ; ix, 15 ; xxiii, 15 ; Lam. iii, 5, 19 ; Osée x, 4 ; Amos vi, 12. Dans ces deux derniers endroits nos traducteurs ont rendu le mot hemlock, dans les autres, gall. Hiller suppose qu’il s’agit du centaureum décrit par Pline ; mais Celsius montre que c’est la ciguë. Il est évident, d’après Deutéronome xxix, 18, qu’une herbe ou plante d’un caractère malin ou nauséabond est visée, étant là jointe à l’absinthe, et en marge de nos Bibles expliquée par « une herbe empoisonnée. » De même voir Jér. viii, 14 ; ix, 15 ; et xxiii, 15. En Osée x, 4, la comparaison relève d’une plante amère, qui, poussant au milieu des grains, domine la végétation utile, et substitue une mauvaise herbe pernicieuse. « Si, » dit l’auteur de Scripture Illustrated, « la comparaison est à une plante poussant dans les rigoles du champ, strictement parlant, alors nous sommes fort restreints dans nos plantes susceptibles de répondre à ce caractère ; mais si nous pouvons prendre aussi les fossés autour, ou les lieux humides ou en creux dans le champ, ce que je soupçonne en partie, alors nous pouvons inclure d’autres plantes ; et je ne vois pas pourquoi la ciguë ne pourrait pas être destinée. Scheuchzer penche à cela plutôt qu’à wormwood ou agrostes, comme l’ont rendu les LXX. Le prophète semble vouloir dire un végétal qui paraîtrait salutaire, et ressemblerait à ceux que l’on sait être salutaires, comme le jugement, quand il est juste, l’est proprement ; mais l’expérience démontrerait sa malignité, comme le jugement injuste l’est quand il est imposé. La ciguë est vénéneuse, et la ciguë aquatique surtout ; pourtant l’une ou l’autre peut être prise à tort, et quelques‑unes de leurs parties, la racine particulièrement, peuvent tromper fatalement. »
