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Barnabas

BARNABAS

un disciple de Yéhoshoua (Jésus) Mashiah (Christ), et compagnon de Saint Paul dans ses travaux. Il était Lévite, né dans l'île de Chypre. Son nom propre était Joses, auquel les Apôtres ajoutèrent Barnabas, signifiant « le fils de consolation ». On le considère généralement comme l'un des soixante-dix disciples choisis par notre Sauveur. Il fut élevé avec Paul aux pieds de Gamaliel. Quand cet Apôtre vint à Jérusalem, trois ans après sa conversion, Barnabas le présenta aux autres Apôtres, Actes ix, 26, 27, vers apr. J.-C. 37. Cinq ans après, l'Église de Jérusalem, informée des progrès de l'Évangile à Antioche, envoya Barnabas là‑bas, qui contempla avec grande joie les merveilles de la grâce d'Elohîm, Actes xi, 22, 24. Il exhorta les fidèles à la persévérance. Quelque temps après, il alla à Tarse, chercher Paul, et le ramener à Antioche, où ils exercèrent leur ministère conjointement pendant deux ans, et convertirent un grand nombre; et c'est là que les disciples furent pour la première fois appelés Chrétiens. Ils quittèrent Antioche apr. J.-C. 44, pour porter des aumônes de cette Église à celle de Jérusalem. À leur retour, ils amenèrent Jean Marc, le cousin de Barnabas. Pendant qu'ils étaient à Antioche, le Saint-Esprit ordonna qu'ils soient séparés pour les travaux parmi les Gentils auxquels il les avait destinés. Ils partirent pour Chypre, où ils convertirent Sergius Paulus, le proconsul. Ils prêchèrent à Perge en Pamphylie sans grand succès, en raison de l'obstination et de la malice des Juifs; mais arrivés à Iconium, ils firent beaucoup de convertis. Là, les Juifs suscitèrent une sédition, et les forcèrent à se retirer à Derbe et à Lystre, en Lycaonie, où Saint Paul, guérissant un certain Énéas qui était estropié depuis sa naissance, fut regardé avec Barnabas par le peuple de Lystre comme un dieu; on appela Barnabas Jupiter et Paul Mercure, et l'on voulut leur sacrifier, ce que les deux Apôtres empêchèrent avec grande difficulté: néanmoins, peu de temps après, ils furent persécutés dans cette même cité. Ayant revisité les villes par lesquelles ils étaient passés et où ils avaient prêché l'Évangile, ils retournèrent à Antioche en Syrie.

En apr. J.-C. 51, Barnabas fut envoyé avec Paul d'Antioche à Jérusalem, à l'occasion de disputes concernant l'observance des rites légaux auxquels les Juifs souhaitaient soumettre les Gentils. Paul et Barnabas assistèrent au concile de Jérusalem, et revinrent immédiatement à Antioche. Pierre, arrivant là peu après, fut amené, en quelque sorte, par sa conduite, à appuyer l'observance des distinctions mosaïques. Barnabas aussi (qui, étant de descendance lévite, pouvait conserver quelques anciennes opinions) usa de la même dissimulation: mais Paul réprimanda Pierre et Barnabas avec grande liberté. Paul, décidant ensuite de visiter les Églises de l'île de Chypre et de l'Asie Mineure, Barnabas souhaita que Jean Marc les accompagnât: mais Paul s'y opposa, parce que Marc les avait quittés lors du premier voyage. Dès lors les deux Apôtres se séparèrent: Paul se rendit vers l'Asie; et Barnabas, avec Marc, alla à Chypre. C'est tout ce que nous savons avec certitude concernant Barnabas.

On trouve parmi les écrits des Pères une épître qui est attribuée à Barnabas; bien qu'étant sans inscription, on ne sache pas à qui elle se prétend adressée. Elle fut publiée pour la première fois par l'archevêque Usher, en grec et en latin, et traduite par l'archevêque Wake, dans ses « Genuine Epistles of the Apostolical Fathers », et a souvent été réimprimée. Qu'elle ne soit pas la production de Barnabas, le compagnon de Paul, peut être conclu en toute sécurité d'après des preuves internes; bien qu'elle ait pu être écrite par quelque autre personne du même nom. Il existe aussi un opuscule qui porte le nom de « The Gospel of Barnabas », encore en existence; d'où le Dr White, à la fin de ses Bampton Lectures, a donné des extraits suffisamment copieux pour convaincre tout esprit impartial qu'il est apocryphe.

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Source

Richard Watson, A Biblical and Theological Dictionary (1832), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.