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Asa

ASA

fils et successeur d’Abijam, roi de Juda, commença à régner dans l’an du monde 3049, et environ 955 av. J.-C. Il régna quarante et un ans à Jérusalem, et fit ce qui était droit aux yeux du Seigneur. Il purgea Jérusalem des pratiques infâmes qui accompagnaient le culte des idoles ; et il ôta à sa mère son office et sa dignité de reine, parce qu’elle éleva une image à Astarté, qu’il brûla dans la vallée de Hinom, 1 Rois xv, 8, &c.

L’Écriture reproche à Asa de n’avoir pas détruit les hauts lieux, qu’il crut peut‑être politique de tolérer, afin d’éviter le mal plus grand de l’idolâtrie. Il porta dans la maison du Seigneur les vases d’or et d’argent que son père Abijam avait voués à la consécration. Il fortifia plusieurs villes et en répara d’autres, encourageant son peuple à ces travaux tandis que le royaume était en paix ; et le Seigneur les favorisa de sa protection. Ensuite il leva trois cent mille hommes en Juda, armés de boucliers et de piques ; et deux cent quatre‑vingt mille hommes en Benjamin, armés de boucliers et d’arcs, tous gens de courage et de valeur. Vers cette époque, Zerah, roi d’Éthiopie, ou plutôt de Cush, qui fait partie de l’Arabie, marcha contre Asa avec un million d’infanterie et trois cents chars de guerre, et avança jusqu’à Mareshah. Cela arriva probablement dans la quinzième année du règne d’Asa, et dans l’an du monde 3064, 2 Chron. xv, 10. Asa alla au-devant de Zerah, et campa dans la plaine de Zephathah, ou plutôt Zephatah, près de Mareshah; et après avoir prié le Seigneur, Dieu frappa les forces de Zerah d’une telle panique qu’elles commencèrent à fuir. Asa et son armée les poursuivirent jusqu’à Gérach, et en tuèrent un grand nombre. Puis l’armée d’Asa revint à Jérusalem, chargée de butin. Le prophète Azariahe les rencontra et dit : «Écoutez‑moi, Asa, et vous tous, Juda et Benjamin, le Seigneur est avec vous tant que vous êtes avec lui; si vous le cherchez, il se laissera trouver de vous; mais si vous l’abandonnez, il vous abandonnera.… Fortifiez‑vous donc, et que vos mains ne soient pas lâches : car votre œuvre sera récompensée», 2 Chron. xv, 2, 7. Après cette exhortation, Asa, animé de nouveau courage, détruisit les idoles de Juda, de Benjamin et de la montagne d’Éphraïm; répara l’autel des holocaustes; assembla Juda et Benjamin, et beaucoup des tribus de Siméon, Éphraïm et Manassé, et le troisième jour, dans la quinzième année de son règne, célébra une solennité. Des bêtes prises à Zerah ils sacrifièrent sept cents bœufs et sept mille brebis; ils renouvelèrent l’alliance avec le Seigneur; et, avec cymbales et trompettes sonnant, ils jurèrent l’alliance, et déclarèrent que quiconque abandonnerait le vrai culte de Dieu serait mis à mort. Le Seigneur leur donna la paix; et, d’après les Chroniques, le royaume de Juda eut du repos jusqu’à la trente‑cinquième année d’Asa. Sur cette année cependant il existe des difficultés ; et quelques‑uns pensent qu’il faut lire la vingt‑cinquième au lieu de la trente‑cinquième ; puisque Baëcha, qui fit la guerre à Asa, ne vécut pas plus que la vingt‑sixième année d’Asa, 1 Rois xvi, 8.

Cette année‑là Baasha, roi d’Israël, commença à fortifier Rama, à la frontière des deux royaumes de Juda et d’Israël, afin d’empêcher les Israélites de se rendre au royaume de Juda et au temple du Seigneur à Jérusalem. Lorsqu’Asa en fut informé, il envoya à Ben‑Hadad, roi de Damas, tout l’or et l’argent de son palais et du temple, afin de le déterminer à rompre son alliance avec Baasha et à lui prêter secours contre le roi d’Israël. Ben‑Hadad accepta les présents d’Asa et envahit le pays de Baasha, où il prit plusieurs villes appartenant à la tribu de Nephtali. Cela obligea Baasha à se retirer de Rama, pour défendre ses domaines plus près de chez lui. Asa ordonna aussitôt que son peuple s’emparât de Rama, emporta tous les matériaux préparés par Baasha, et s’en servit pour bâtir Geba et Mizpah. Ce recours à Ben‑Hadad fut inexcusables. Il impliquait qu’Asa doutait de la puissance et de la bonté de Dieu, qu’il avait si récemment expérimentées. Aussi le prophète Hanani fut‑il envoyé pour le réprimander de sa conduite. Asa, cependant, fut si irrité de ses réprimandes qu’il mit le prophète en fers, et ordonna en même temps l’exécution de plusieurs personnes à Juda. Vers la fin de sa vie il fut incommodé d’ulcères aux pieds qui, remontant graduellement, lui causèrent la mort. L’Écriture lui reproche d’avoir eu recours aux médecins plutôt qu’au Seigneur. Il fut enterré dans le sépulcre qu’il s’était préparé dans la ville de David; et après sa mort on mit beaucoup de parfums et d’aromates sur le lit où son corps fut consumé. On recueillit ensuite ses os et ses cendres, et on les plaça dans sa tombe.

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Source

Richard Watson, A Biblical and Theological Dictionary (1832), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.