Définition dans Watson
Abba
ABBA
un mot syriaque qui signifie père. Le savant M. Selden, d’après la Gemara babylonienne, a prouvé que les esclaves n’étaient pas autorisés à employer le titre abba en s’adressant au maître de la famille à laquelle ils appartenaient. Cela peut servir à éclairer Romains viii, 15, et Galates iv, 6, en montrant que, par la foi au Mashiah, tous les vrais chrétiens passent dans la relation de fils ; sont permis d’adresser à Elohîm une prière faite avec confiance filiale ; et de se considérer comme héritiers de l’héritage céleste. Cette adoption dans la famille de Dieu suit inséparablement notre justification ; et le pouvoir d’appeler Dieu notre Père, en ce sens spécial et approprié, résulte du témoignage intérieur donné de notre pardon par le Saint-Esprit. Saint Paul et Saint Marc emploient le mot syriaque abba, un terme compris dans les synagogues et les premières assemblées chrétiennes ; mais l’ajoutent, lorsqu’ils écrivent à des étrangers, par l’explication «father». Figurativement, abba signifie aussi un supérieur, en considération d’âge, de dignité ou d’affection. Il est plus particulièrement employé dans les Églises syriaque, copte et éthiopienne comme titre donné à leurs évêques. Les évêques eux‑mêmes confèrent plus éminemment le titre abba à l’évêque d’Alexandrie, ce qui fit donner au peuple le titre baba, ou papa, c.-à-d. grand‑père ; un titre qu’il portait avant l’évêque de Rome.
