Définition dans Smith

Magie, Magiciens

Magic, Magicians

La magie est « la science ou la pratique d'évoquer des esprits, ou de dégager les puissances occultes de la nature pour produire des effets apparemment surnaturels ». Elle formait un élément essentiel de nombreuses religions antiques, surtout chez les Perses, les Chaldéens et les Égyptiens. Les Hébreux n'avaient pas de magie propre. Elle était si strictement interdite par la Loi qu'elle ne put jamais avoir ensuite d'existence reconnue, si ce n'est aux époques d'hérésie ou d'apostasie générale ; et il en était sans doute de même aux époques patriarcales. Les pratiques magiques qui s'établirent parmi les Hébreux étaient donc empruntées aux nations environnantes. Depuis la première entrée dans le pays de la promesse jusqu'à la destruction de Jérusalem, on entrevoit constamment la magie pratiquée en secret, ou à laquelle recourait non seulement le peuple mais aussi les grands. C'est une caractéristique distincte de la Bible que du début à la fin elle ne cautionne ni une telle confiance ni une telle crainte.

Laban attachait une grande valeur aux idoles et avait l'habitude de les consulter. (Gen. 31:30,32) Durant les plaies d'Égypte les magiciens apparaissent. (Ex. 7:11 ; 8:18,19) Balaam aussi pratiqua la magie. (Nomb. 22:7) Saül consulta la sorcière d'En-Dor. Un examen des diverses mentions de la magie dans la Bible donne ce résultat général : elles n'affirment pas positivement, dans la mesure où l'on peut comprendre, qu'aucun résultat autre qu'illusoire fut produit par les rites magiques. (Même les magiciens d'Égypte ne pouvaient imiter les plaies envoyées par Moïse qu'aussi longtemps qu'ils en étaient prévenus et avaient le temps de se préparer. La fois où Moïse envoya la plaie sans préavis les magiciens échouèrent ; ils « firent de même avec leurs enchantements », mais en vain. De même dans le cas de la sorcière d'En-Dor. L'apparition de Samuel lui fut apparemment inattendue ; il ne vint pas par les enchantements. — ÉD.)

Les Écritures n'offrent donc aucune preuve que l'homme puisse acquérir des pouvoirs surnaturels à utiliser à sa guise. Cette conclusion contribue à montrer que nous pouvons conclure qu'il n'existe pas de chose telle que la vraie magie ; car bien qu'il soit dangereux de raisonner sur des preuves négatives, dans un cas de ce genre elles sont particulièrement fortes. Divination

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Source

Smith's Bible Dictionary (1863), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.