Définition dans McClintock & Strong

William Neubrigensis (William Petit)

Neubrigensis, Williams

Neubrigensis, Williams (appelé aussi Petit ou Parvus), chanoine du couvent Augustinien de Newbury, naquit à Bridlington en 1136. Il donna dès son jeune âge des promesses d'un grand talent, et fut pour cette raison instruit dans le couvent. À la demande des supérieurs d'un couvent voisin il écrivit un commentaire sur le Cantique des Cantiques de Salomon, et ensuite une Historia Rerum Anglicarum, qu'il dédia à Ernald, abbé de Rivaulx.

Cette histoire, divisée en cinq parties, embrasse la période de Guillaume I jusqu'à 1197. Le premier livre, dans lequel il suit principalement Henri de Huntingdon, s'étend jusqu'au temps de Étienne, et n'est qu'une introduction à la partie la plus importante de l'ouvrage, qui traite de l'histoire de son propre temps, et qui est la meilleure chronique de cette période. Il fait preuve, pour son âge, d'un remarquable sens critique, d'un grand esprit d'observation et d'une fine discrimination. Bien que non complètement exempt des préjugés du Moyen Âge, l'auteur est digne du nom d'historien. L'œuvre fut d'abord publiée à Anvers en 1567, puis à Heidelberg en 1587, Paris en 1610-1632, et à Oxford (par Hearne) en 1719. La meilleure édition est une version corrigée à partir de deux manuscrits du XIIIe siècle par H. C. Hamilton, pour l'English Historical Society (1856). Neubrigensis est supposé être mort vers 1208. Voir Herzog, Real-Encyklopadie, 10:298 ; Cave, Hist. Lit. 2:253.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.