Définition dans McClintock & Strong

William Barnes

Barnes, William

Barnes, William, ministre de l’Église méthodiste épiscopale, naquit près de Cookstown, comté de Tyrone, Irlande, vers Pâques 1795. Dès son jeune âge il vint avec des parents en Amérique, et résida quelque temps à Baltimore, où, à dix-neuf ans, il fut converti et admis dans l’Église. Bientôt après, ses talents attirèrent l’attention du rév. S. G. Roszel, et il fut appelé au travail sur un circuit. Il fut admis dans la Baltimore Conference en 1817, et pendant près de cinquante ans prêcha presque sans interruption et avec un succès extraordinaire comme ministre itinérant en Virginie, Maryland, Ohio, Pennsylvanie et Delaware. Près de quarante années de ce temps il les passa dans les limites de la Philadelphia Conference, le reste dans les Baltimore et Pittsburg Conferences. Son esprit était actif et imaginatif à un degré rare, et sa prédication très originale et frappante; peu d’hommes de son temps furent plus populaires ou utiles. Un vein poétique se manifestait dans son style, et il laissa un certain nombre de pièces de vers en manuscrit. Il mourut subitement le 24 nov. 1865. Parmi ses manuscrits se trouvent un certain nombre de sermons et d’écrits polémiques qui se préparaient alors (1866) pour la presse. Le rév. Dr. Castle, dans un discours aux funérailles de M. Barnes, parla ainsi de lui : « Dans le monde il n’était pas du monde. Il fut un vaisseau élu, appelé d’Elohîm et sanctifié, et envoyé pour porter le message de son Maître à ses semblables. Pour cela il courba sa nuque sous le joug. Pour cela il consacra son intellect élevé, les sentiments jaillissants d’un cœur généreux, et les énergies de toute sa vie. Une semblable capacité, fidélité et persévérance, consacrées à quelque occupation terrestre, auraient conduit à la renommée et à la fortune. Mais, comme le peintre italien, il travailla pour l’éternité, et dans l’éternité il reçoit sa riche récompense. » — Christian Adv. and Journ. No. 2050.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.