Définition dans McClintock & Strong

Souper

Supper

Supper

δεῖπνον (Marc 6:21 ; Luc 14:12,16 ; Jean 12:2, etc. ; parfois rendu « festin »), un mot employé indifféremment à l'époque homérique pour le repas du matin ou du soir, signifiant spécialement le repas principal. Dans les temps postérieurs cependant, le terme fut appliqué exclusivement au repas du soir, le δόρπον de l'époque homérique. C'était le repas principal des Juifs, ainsi que des Grecs et des Romains, pris vers le soir ou le soir, après les travaux du jour (Matthieu 23:6 ; Marc 12:39 ; Luc 20:46). Dans le Nouveau Testament, on parle aussi spécialement du souper pascal (Jean 13:2, 1? [sic]; Jean 4:21,20), et de la Cène (1 Corinthiens 11:20) ; et de tout repas (v. 21) ; métaphoriquement d'un festin de noces, figuratif du royaume du Mashiah (Apocalypse 19:9) ; et de tas de morts comme festin pour les oiseaux de proie (v. 17). SEE SUP.

Un souper oriental moderne est ainsi décrit par Lamartine : « Nos appartements consistaient en une jolie cour, décorée de pilastres arabes, et avec une fontaine jaillissante au centre tombant dans une large vasque de marbre ; autour de cette cour se trouvaient trois pièces et un divan, c'est‑à‑dire une chambre plus grande que les autres, formée par une arcade, qui s'ouvrait sur la cour intérieure, et qui n'avait ni porte ni volets pour la fermer. C'est un lieu de transition entre la maison et la rue, servant de jardin aux Mussulmans paresseux, son ombre immobile leur fournissant celle des arbres, qu'ils n'ont ni l'industrie de planter ni l'énergie d'aller chercher là où la nature elle‑même les fait croître. Nos pièces, même dans ce palais magnifique, eussent paru en ruine à la plus pauvre cabane de nos paysans ; les fenêtres n'avaient pas de verre, luxe inconnu en Orient, nonobstant la rigueur de l'hiver dans ces montagnes ; pas de lits, de tables, ni de chaises ; rien que des murs nus, croulants et criblés de trous de rats et de lézards ; et comme plancher, la terre battue, inégale, et mêlée de paille grossière. Des esclaves apportèrent des nattes de jonc, qu'ils étendirent sur ce sol, et des tapis de Damas, avec lesquels ils couvrirent les nattes ; puis ils apportèrent une petite table de fabrication de Bethléem, en bois, incrustée de nacre. Ces tables n'ont ni demi‑pied de diamètre ni de hauteur ; elles ressemblent au tronc d'une colonne brisée, et ne peuvent contenir plus que le plateau sur lequel les Mahométans placent les cinq ou six plats qui composent leurs repas.

Notre dîner, servi sur cette table, consistait en un pilau, un plat de lait aigre mêlé d'huile, et certaines courges comme nos concombres, farcies de mouton haché et de riz bouilli. C'est en fait la nourriture la plus désirable et savoureuse que l'on puisse manger en Orient. Pas de couteaux, cuillères, ni fourchettes ; on mange avec les mains mais les ablutions répétées rendent cette coutume moins révoltante pour les Mussulmans. SEE EATING.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.