Définition dans McClintock & Strong

siman

Siman

Siman (סִימָן), semblable au grec σημεῖον, σῆμα, un signe ou un symbole, désigne parmi les Massorètes :

1. Un chapitre d’un livre ou le numéro d’un psaume. Dans le Pentateuque ni le livre ni le chapitre n’est cité, mais toujours la section, qui est appelée פרשה, ou סדר et סדרא. Ainsi la Masora Finalis sur כאלה remarque : סימנייהוֹ נמסר בירמיה סימן... — «il se rencontre trois fois, et les passages sont donnés en Jérémie 51, et dans Job au commencement du ch. 16.» Sur לפני אלהי la Masora remarque : ...וסימנייהוֹ נמסר בתלי... — «il se rencontre quatre fois, et les passages sont cités au Psaume 56.» Sur אמר אלהי il est remarqué, בפרשת בראשית ... וסימנוהוֹ נמסר, c.-à-d. «il se rencontre six fois, et les passages sont cités dans la parashah Bereshith» [c.-à-d. Genèse 1:1-6,8. En comparant la note massorétique dans la Bible rabbinique, on trouve que les passages sont cités au début du troisième chapitre, puisque l’expression אמר אלהי y apparaît pour la première fois].

2. Il désigne des passages, des exemples, qui sont cités afin de confirmer les notes massorétiques.

3. Il est utilisé comme symbole ou signe mnémonique. Ainsi quand un mot se rencontre trois fois, quatre fois, etc., autant de fois qu’il se rencontre un symbole correspondant, qui est généralement de caractère fort artificiel, est donné. Ainsi la Masora Parva remarque sur יקח (Genèse 18:4), דגברא פרזלא נ... וסימנוי, c.-à-d. «il se rencontre trois fois, et son symbole est 'l’eau du vaillant, le fer'.» Maintenant chacun de ces trois mots représente un symbole, signifiant le passage dans lequel le mot יקח se rencontre. Ainsi מוי, «eau», est le symbole du passage où l’on lit, יקח נא מעט מי, «qu’on aille chercher un peu d’eau» (v. 4). Le second mot, דגברא, «du vaillant», renvoie au passage ג םשבי גבור יקח, «même la captivité du vaillant sera prise» (Ésaïe 49:25). Le troisième mot, פרזלא, «fer», renvoie à מעפר יקח ברזל, «on tire le fer de la terre» (Job 28:2). Dans le même verset la Masora remarque sur ורחצו, «et laver», ג... וסימן... מיא דעבדא דכיא, c.-à-d. «il se rencontre trois fois, et son symbole est 'les eaux du serviteur sont pures'.» Le premier mot, מיא, «les eaux», renvoie au verset où avant ורחצו on lit מי [i.e. dans le même verset] ; le second mot, דעבדא, «du serviteur», renvoie à עבדך, «ton serviteur», qui se rencontre en Genèse 19:2. Le troisième mot, דכיא, «pur», renvoie à Ésaïe 1:16, רחצו הזכו, «lavez-vous, purifiez-vous».

4. Le mot סימ se tient seul sans aucune addition ou explication, et dans cette position il sert d’avertisseur :

a. Quand un mot diffère d’un semblable soit par son préfixe soit par une autre lettre, il attire l’attention sur la différence. Ainsi en Lévitique 25:25 nous lisons כי אם אחיך, «si ton frère devient pauvre» ; mais au v. 35 nous lisons וכי אם אחיך, «et si ton frère», etc. À ce dernier passage la Masora ajoute סימ pour appeler l’attention sur le כי du v. 25, et sur וכי du v. 35.

b. Quand la différence est causée par un autre mot. Ainsi en Nombres 4:6,14, nous lisons ושמו בדיי, «et on mettra les perches dedans» ; mais aux v. 8, 11 nous lisons בדיו ושמו את, «et on mettra», etc. Ici, dans cet exemple, la Masora place סימ à la première forme. Comp. aussi Lévitique 19:5 ; Lévitique 22:29 ; Psaume 56:5,12.

c. Quand une différence consiste dans les accents. Ainsi en Nombres 4:30 nous lisons עוד בן חמישים שנה, «jusqu’à cinquante ans» ; mais au v. 35 nous lisons בן חמישים שנה. Dans cet exemple l’attention est appelée sur la différence des accents, à savoir que le premier ועד a le tébir, le second la tiphcha. Ces quelques exemples montreront l’importance de la signification du סימ dans ses diverses occurrences. Voir Buxtorf, Tiberias, seu Massoreticus Commentarius, p. 259 sqq. ; Frensdorff, Massora Magna, introd. p. 9. (B.P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.