Définition dans McClintock & Strong

Secundiens

Secundians

Secundians — une secte gnostique du IIe siècle, ayant pour chef Secundus, «qui naquit», dit Hippolyte, «à peu près au même temps que Ptolémée», et fut donc contemporain des disciples immédiats de Valentin. Irénée représente les Secundiens comme une branche de l'école valentinienne (Hoeres. 1, 11, 2); mais, bien qu'ils émanent de cette école (Hippolyte, Refut. 6, 32, 33), ils introduisirent un principe si distinct qu'il rend Secundus plus proprement rival que disciple de Valentin. Secundus place à la tête de ses AEons, qu'il paraît avoir regardés comme des substances ou personnes réelles, deux principes, Lumière et Ténèbres. «Il divise l'Ogdoad en une paire de Tétrades, une tétrade de la main droite et une tétrade de la main gauche, l'une Lumière et l'autre Ténèbres» (Tertullien Adv. Valent. 38). Cette admission du principe du dualisme constitue une différence essentielle entre les Secundiens et les Valentiniens. Elle est visiblement empruntée à la philosophie orientale, et rapproche les Secundiens des Manichéens. En conséquence, Dorner classe parmi les adhérents du dualisme de caractère prédominamment physique, les Ophites, Saturnilus, Secundus, et, ultérieurement, les Manichéens; parmi les adhérents du monisme panthéiste; Valentin et sa vaste école, surtout Héracléon son contemporain, Ptolémée, et Marcus (Person of Mashiah (Christ), 1, append. p. 448). On remarque aussi, comme distinction entre les Valentiniens et Secundus, que ce dernier ne tire pas le pouvoir Acharnoth d'aucun des trente AEons, mais des fruits qui émanaient de leur substance (Tertullien, ut sup.). Il inventa d'abord quatre AEons de plus, puis quatre en addition (Pseudo-Tertullien, 13). Les Secundiens étaient des Docètes. Augustin (Hoeres. 12) et Auctor Praedestinati (12) les accusent de grossière immoralité. Ce dernier ajoute qu'ils furent condamnés par Diodore, évêque de Crète.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.