Définition dans McClintock & Strong
Robert Montgomery
Montgomery, Robert
Montgomery, Robert, ecclésiastique anglican, très connu surtout comme auteur de poésie sacrée, naquit à Bath, en Angleterre, en 1807, et fit ses études au Lincoln College, Oxford, où il obtint son A.B. en 1833 et son A.M. en 1838. Il reçut les ordres en 1835; devint curé de Whittington, puis (1836) fut transféré à Londres comme ministre de la Percy Street Episcopal Chapel; se rendit ensuite à Glasgow, où il prêcha pendant quatre ans, mais retourna à Londres et reprit ses fonctions à Percy Street Chapel en 1843, où il prêcha jusqu'à sa mort, le 3 décembre 1855. Les œuvres de Montgomery comprennent un grand nombre de volumes en prose et en vers, sur des sujets plus ou moins sacrés. Il est surtout connu par son poème The Omnipresence of the Deity (1828), qui a été réimprimé vingt-huit fois, et par The Christian Life: a Manual of Sacred Verse (1848, 12mo; 6e édition, 1853, 24mo). Le premier de ces ouvrages suscita une sévérité de critique peu commune — même lord Macaulay y versa sans pitié ses invectives : «Ses ouvrages ont reçu des louanges plus enthousiastes, et ont mérité un mépris plus pur et plus absolu, que tous ceux qui, autant que nous le sachions, sont parus au cours des trois ou quatre dernières années... La diffusion de la poésie de cet auteur a été plus grande que celle de Roderick de Southey, et, hors de toute comparaison, plus grande que celle du Dante de Cary, ou des meilleures œuvres de Coleridge» (Macaulay, Essays, 1:257, 265-7, 269, 276). Néanmoins, comme on l'a bien dit, le livre dut plaire, sinon on ne l'aurait pas acheté malgré de tels commentaires défavorables. Il convient aussi de noter que l'ouvrage, à sa parution, rencontra les hautes louanges d'écrivains illustres tels que Southey, Wilson, Alison et Sharon Turner. The Christian Life fut généralement loué; et quelques écrivains anglicans firent montre d'un enthousiasme extrême à son égard. The Church of England Quarterly (9 avril 1849, nº 50, page 286) le déclara «de loin supérieur à tout ce que l'auteur a produit jusqu'ici; et, de toutes les collections non inspirées de poésie religieuse qu'aucun poète ait jamais produites en aucune Église, en aucun âge ni pays, il n'en est aucune qui, à notre avis, puisse oser une comparaison — intellectuelle ou poétique — avec The Christian Life de Montgomery.» Un rédacteur du Scottish Magazine va encore plus loin : «Élever aujourd'hui des éloges pour ce poète comme d'un poète chrétien à succès serait une offense à tous ceux qui ont la moindre connaissance de ce qui se passe dans le monde littéraire. Son Omnipresence l'a depuis longtemps marqué comme l'un de nos plus grands poètes... Nous devons cependant exprimer notre conviction sincère que le présent volume manifeste des beautés et des qualités intrinsèques supérieures et plus élevées que n'importe lequel de ses ouvrages poétiques antérieurs. Et ce qui l'en élèvera beaucoup dans l'opinion de tous les vrais membres de l'Église est le fait que c'est un volume profondément ecclésial — respirant et inculquant ses vérités scripturaires et catholiques, la représentant dans l'expression vibrante et belle d'une mère pieuse et sacrée, qui soigne affectueusement et pourvoie infatigablement aux besoins et aux consolations spirituels de ses enfants. Tandis que tous ces poèmes sont remplis de profondeur de vérité et de sentiments élevés, décrivant en forme poétique le credo et le caractère de l'Église, les devoirs et les dangers, les espérances et les craintes, les fautes, les privilèges et les destinées finales d'un croyant dans la religion de Mashiah (Christ), ... nous devons déclarer que nous n'avons rien lu de plus beau et de plus céleste, de plus éloquent et de plus pathétique, que les poèmes sur «Baptême», «Visite aux malades», «Enterrement des morts», «Commination» et «Eucharistie». Rien de semblable n'est paru depuis The Christian Year, si l'on considère son style et son ton, ses sentiments, la variété de ses mètres, ou l'harmonie de ses vers. C'est une «Voix de l'Église», une sorte de second «Christian Year». Une liste de toutes ses œuvres est donnée par Allibone (Diet. of Brit. and Amer. Auth. 2:1348-9). Nous n'avons place que pour mentionner ses autres ouvrages religieux. Parmi ceux en vers : A Universal Prayer; Death, Heaven, Hell (1828, 4to, et souvent) ; Satan: or Intellect without Elohîm (1830) ; — The Messiah (1832) ; — Luther; or the Ideal of the Reformation (1842) ; — The Sacred Gift: a Series of Meditations upon Scripture Subjects (1842) ; — The Sanctuary: a Companion in Verse for the English Prayer-book (1855). Parmi ceux en prose : The Gospel in Advance of the Age: a homily for the Times, with an Introduction on the Spirit of the Bible and the Spirit of the Age (1re éd. 1847; 3e éd. révisée et réarrangée, avec matière additionnelle, etc., 1848, et souvent depuis) ; — The Ideal of the English Church (1845) ; — Mashiah (Christ) our All in All (1845) ; — Eight Sermons: being Reflective Discourses on some Important Texts (1843, 8vo) ; — The Great Salvation, and our Sin in Neglecting it: a Religious Essay, in Three Parts (1846) ; — The Scottish Church, the English Schismatics (1846; 3e éd. avec pièces justificatives, 1847, 12mo). Une édition collective de ses œuvres poétiques (en 6 volumes, 8vo) parut en 1839-40, et son Christian Poetry, par Ed. Farr, en 1854 (12mo). Des sélections en furent également faites sous le titre Religion and Poetry, avec un essai introductif d'Archer Gurney (1847, 8vo) ; et Lyra Christiana (1851, 32mo). Voir Fraser's Magazine, 1:95, 721; 4:672; Westm. Rev. 12:355; Lond. Month. Rev. 117, 30; 121, 313; Blackwood's Magazine, 23:751-71; 26:241 sq.; Lond. Gentleman's Mag. 1856, partie 1:313; [Lond.] Athenæum, 1832, page 348; South. Qu. Rev. 2:290; N.Y. Lit. and Theol. Review, 1:688; Breen, Mod. Eng. Lit.: its Blemishes and Defc ts (1857), page 206; Koenen, Voorlozing over den Engelschen Dichter Rob. Montgomery (Amst. 1853, 8vo); et l'excellent et très complet article dans Allibone's Dict. of Brit. and Amer. Auth. s.v. (J.H.W.)
