Définition dans McClintock & Strong
Prémices
Primitiae, Premices
Primitiae, Premices. Primitiae est, chez les anciens païens, le nom donné aux prémices des champs et jardins, qui étaient annuellement apportées en offrandes aux temples ou aux demeures des prêtres. Nous trouvons cette coutume chez presque toutes les nations de l’antiquité et aussi chez les Israélites. Comme beaucoup d’autres coutumes et institutions religieuses des Juifs, ce genre de culte extérieur, considéré comme un tribut de reconnaissance pour les bénédictions d’Elohîm, fut adopté par l’Église chrétienne, et fortement recommandé par les Pères, la nature et la quantité des dons étant laissées au sentiment pieux de l’individu : « Non erant speciali nomine diffinitae, sed offerentium arbitrio derelictae » (De decim. et prim. 3, 30). Elles portaient certainement le caractère d’offrandes libres, tandis que la dîme — chez les Juifs toujours, depuis l’époque de Moïse ; chez les chrétiens du moins depuis l’époque de Charlemagne — représente un droit strict ; car que les prémices ne doivent pas rester au-dessous du soixantième de la récolte complète, et ne pas dépasser le quarantième, n’est qu’une indication approximative, que l’on trouve chez Jérôme, Comment. in Ezech. c. 46. Avec l’exécution plus générale et plus stricte des lois sur la dîme, à l’époque carolingienne, les prémices disparurent peu à peu, ou furent conservées seulement en partie et sous une forme changée.
