Définition dans McClintock & Strong
Potamius
Potamius un ecclésiastique d’origine espagnole, florissait comme évêque de Lisbonne au milieu du IVe siècle ; et si le premier des morceaux ci‑dessous est authentique, il dut, dans la première partie de sa carrière, être un champion de la foi catholique. Par la suite, cependant, il fut un arien zélé, et l’on croit qu’il rédigea le document connu dans l’histoire ecclésiastique sous le nom de Second Credo de Sirmium. Les écrits généralement attribués à Potamieus sont : Epistola ad Athanasium Episcopum Alexandrinum de Consubstantialitate Filii Dei, dans quelques manuscrits intitulée Epistola Potamii ad Athanasium ab Aritais (impetratum?) posquam in Concilio Ariminensi subscripserunt, composée en l’année 355 apr. J.‑C., tandis que les opinions de l’auteur étaient encore orthodoxes. L’authenticité de ce morceau, toutefois, qui se caractérise par une grande obscurité de pensée et d’expression, et souvent par une phraseologie à demi barbare, est fort douteuse. Il fut publié pour la première fois par le bénédictin D’Achery, dans son Spicilegium veterum aliquot Scriptorum (Paris, 1661, in‑4°), t. 2, p. 366, ou t. 3, p. 299 de la nouvelle édition par Baluze (1717, fol.), et se trouve dans sa meilleure forme dans la Bibliotheca Patrum de Galland (Venise, 1769, fol.), t. 5, p. 96 : — Sermo de Lazaro ; — Sermo de Martyrio Essice Prophetae. Ce sont deux discours qui ressemblent en style à l’épître à Athanase, longtemps attribuée à Zénon, évêque de Vérone, et publiée sans soupçon parmi ses œuvres, jusqu’à ce que les frères Ballerini (S. Zenonis Sermones [ibid., 1739, fol.], p. 297‑303) aient prouvé qu’ils doivent être assignés à Potamius, lequel toutefois ils supposèrent être une personne tout à fait différente de l’évêque de Lisbonne, et appartenant à un âge différent. Les arguments qu’ils emploient pour démontrer cette dernière position sont fondés sur le second titre de l’Epistola ad Athanasium tel que donné plus haut, mais ce titre Galland, Schonemann et d’autres l’ont déclaré être la bévue d’un copiste ignorant. Les Sermones se trouvent chez Galland, et les discussions quant au véritable auteur dans les Prolégomènes du volume, ch. 10, p. 17. Voir Smith, Dict. of Gr. and Rom. Biog. and Phil. s.v. ; Ueberweg, Hist. of Philosophy, t. 1 ; Biele, Conciliengeschichte, t. 1.
