Définition dans McClintock & Strong
Phadrus
Phadrus philosophe épicurien, contemporain de Cicéron, fit la connaissance du grand orateur dans sa jeunesse à Rome, et pendant son séjour à Athènes (vers 80 av. J.-C.) Cicéron renoua avec lui des relations. Phaedrus était alors un vieillard, et président de l'école épicurienne. Il était aussi lié d'amitié avec Velleius, que Cicéron introduit comme défenseur des doctrines épicuriennes dans le De Nat. Deor. (1:21, §58). Il occupa la charge de chef de l'école épicurienne jusqu'en 70 av. J.-C., et fut remplacé par Patron. Cicéron (Ad Att. 13:39) mentionne, selon la lecture commune, deux traités de Phaedrus, Φαίδρου περισσῶν et ῾Ελλάδος. Le premier titre est corrigé sur l'autorité des manuscrits en Περί θεῶν. Quelques critiques (comme Petersen) supposent qu'il n'est question que d'un seul traité, Περὶ θεῶν καὶ Παλλάδος. D'autres (parmi lesquels Orelli, Onom. Tull. s.v. Phaedrus) adoptent la lecture et ῾Ελλάδος, ou du moins supposent qu'il est parlé de deux traités. Un fragment intéressant du premier ouvrage fut découvert à Herculanum en 1806, et fut publié pour la première fois, bien que non reconnu comme l'œuvre de Phaedrus, dans un ouvrage intitulé Herculanensia, or Archaeological and Philological Dissertations; containing a Manuscript found among the Ruins of Herculaneum (Lond. 1810). Une édition meilleure fut publiée par Petersen (Phaedri Epicurei, vulgo Anonymi Herculanensis, de Nat. Deor. Fragm. Hamb. 1833). Cicéron dut en grande partie à cet ouvrage de Phaedrus les matériaux du premier livre de son De Natura Deorum. Non seulement le développement de la doctrine épicurienne (c. 16, etc.) y est tiré, mais le savant exposé des doctrines des philosophes antérieurs mis dans la bouche de Velleius est une traduction pure et simple de Phaedrus. Voir Fabricius, Bibl. Graec. 3:608; Krische, Forschungen auf dem Gebiete der alten Phil. 1:27, etc.; Preller, in Ersch and Gruber's Encykl. — Smith, Dict. of Gr. and Rom. Biog. and Mythol. s.v.
