Définition dans McClintock & Strong
Pastophoria
Pastophoria a été appliqué, dans le langage ecclésiastique, à différentes choses :
(1) Il désigne ce qui était porté sur un sanctuaire.
(2) Une petite chapelle (paston), la sacristie de la chapelle grecque (du grec πάσσω, dans le sens d'une broderie qui était travaillée sur le rideau qui la recouvrait). Elle comprenait le διακονικόν et le σκηνοφυλάκιον.
(3) La chambre du veilleur.
Les anciens Grecs (c.-à-d. classiques) employaient le terme pour désigner la résidence à l'intérieur d'un temple égyptien affectée aux Pastophori (q.v.). Le même mot se rencontre dans la traduction des Septante de l'Ancien Testament, où, en Ézéchiel 40:17, il est usité pour les chambres de la cour extérieure du Temple. Jérôme, commentant le passage, dit que dans les traductions d'Aquila et de Symmaque il est rendu par Gazophylacium et Exedra, et signifiait chambres du trésor et habitations pour les prêtres et les lévites autour de cette cour du Temple. Cette explication du mot fut probablement tirée des écrits de Josèphe, qui mentionne le pastophorium comme une partie du Temple de Jérusalem, constituant le trésor, dans lequel étaient déposées les offrandes du peuple. Jérôme, dans un autre passage de son commentaire d'Isaïe, qualifie le pastophorium de chambre ou d'habitation dans laquelle le gouverneur du Temple résidait. Il est donc clair que le mot dut être employé dans une signification très étendue.
