Définition dans McClintock & Strong

Pain d'autel (hostie)

Altar-bread

Altar-Bread

le pain utilisé dans la communion chrétienne. Il était originellement sans levain (voir Luc 22:15), et cette coutume, qui est une question de discipline et ne touche pas à l'essence de l'eucharistie, est encore observée par toute l'Église latine, par les Arméniens et par les Maronites. Les chrétiens d'Éthiopie emploient aussi du pain sans levain à leur messe du Jeudi saint, mais du pain levé en d'autres occasions. Les Églises grecque et autres orientales utilisent du pain levé, spécialement préparé à cet effet avec un soin scrupuleux. Les chrétiens de saint Thomas emploient aussi du pain levé composé de farine fine, qui, selon une règle antique d'eux, doit être préparé le même jour où il doit être consacré. Il est de forme circulaire, estampé d'une grande croix, la bordure étant ourlée de petites croix, de sorte qu'en le rompant chaque fragment puisse contenir le symbole sacré. Dans l'Église romaine catholique le pain est fait mince et circulaire, et porte soit la figure imprimée du crucifix soit les lettres I.H.S. Le pape Zéphyrin, qui vécut au IIIe siècle, qualifie le pain sacramentel de « corona sive oblata sphericae figurae », une couronne ou oblation de figure sphérique (Benoît XIV, De Sacrificio Missae, 1, 6, 4), le cercle indiquant la Présence Divine après la consécration. Les Orientaux font quelquefois leurs pains d'autel carrés, sur lesquels est estampée une croix avec une inscription. La forme carrée du pain est une indication mystique que par le sacrifice du Mashiah sur la croix le salut est acheté pour les quatre coins de la terre — pour le nord, le sud, l'est et l'ouest ; et, de plus, que notre Sauveur est mort pour tous les hommes. Dans l'Église d'Angleterre le pain sans levain fut invariablement utilisé jusqu'aux changements du XVIe siècle. Depuis cette période, cependant, à quelques rares exceptions près, on a employé du pain ordinaire levé. La règle ancienne n'a jamais été théoriquement abolie, car une des rubriques existantes court ainsi : « Il suffira que le pain soit tel qu'on a coutume de le manger, mais le meilleur et le plus pur pain de froment qu'on puisse se procurer. »

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.