Définition dans McClintock & Strong

Notre Père (Pater Noster)

Pater-noster

Pater‑Noster (lat. pour Notre Père), le nom chez les romanistes pour la PRIÈRE DU SEIGNEUR (VOIR LORDS PRAYER q.v.). Beaucoup de protestants soutiennent que cette prière n'a pas été destinée par le Mashiah (Christ) comme une formule de prière chrétienne, parce qu'elle ne contient aucune allusion à son expiation, ni ne reconnaît les offices du Saint‑Esprit. Elle a néanmoins été généralement adoptée par les Églises protestantes dans le culte en raison de sa beauté et de sa concision, et parce que le Mashiah (Christ) la donna pour illustrer la simplicité de la prière chrétienne. Mais les protestants condamnent l'usage trop général qu'en font les romanistes. Depuis le XIIIe siècle ils l'emploient à l'ouverture du service divin, et par le concile de Trente un catéchisme fut publié qui contient une exposition et un commentaire détaillés ; et dans tous les offices non seulement du missel romain, du bréviaire, du rituel, du processional et de l'ordinal, mais dans tous les offices occasionnels prescrits de temps à autre, elle est invariablement introduite. Dans le chapelet (q.v.) de la Vierge Marie elle est combinée avec l'Ave Maria, la prière adressée à la Vierge (d'où les plus grosses perles du « chapelet » sont parfois appelées Pater‑Nosters), et peut‑être la dévotion formelle la plus usuelle parmi les catholiques romains est la récitation d'un nombre fixe de fois du « Pater », avec une ou plusieurs Ave Maria, concluant généralement par la doxologie. Les catholiques romains n'emploient pas la forme finale de cette prière couramment utilisée par les protestants : « For thine is the kingdom, and the power, and the glory forever. Amen. » (Car à toi sont le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles. Amen.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.