Définition dans McClintock & Strong

Nicolas de Flavigny

Nicolas De Flavigny

Nicolas De Flavigny, un prélat français, florissait dans la première moitié du XIIIe siècle. On le trouve d'abord doyen de l'église de Laugres en 1229. Il avait sans doute acquis grande renommée par son érudition et son caractère, car en cette année (20 février), l'église de Besançon, agitée depuis deux ans par de graves discordes, vit Grégoire IX choisir Nicolas de Flavigny pour y mettre fin, et le nomma archevêque. Ce choix eut pour effet d'écarter la multitude de compétiteurs, dont les conspirations ambitieuses avaient causé grand scandale, et de rétablir la paix dans l'Église de Besançon. Mais à peine Nicolas fut-il établi sur son siège métropolitain qu'il fut assiégé par des agitateurs encore plus turbulents : les citoyens de Besançon, ses sujets et vassaux selon le droit féodal, qui, insurgés de nouveau, avaient prononcé la chute de son autorité temporelle. Les citoyens de Besançon étaient résolus à conquérir leur indépendance ; à cette fin ils avaient déjà exilé un de leurs archevêques, et persécuteraient d'autres : de tous les adversaires qui pouvaient s'opposer à Nicolas, ils étaient les plus dangereux. Il ne pouvait les réduire sans recourir à l'empereur. Nicolas, à ce redoutable moment, alla trouver l'empereur, réclama ses titres et ses droits, et obtint de Frédéric II, au mois de décembre 1231, un diplôme plein de menaces contre les citoyens confédérés. Ils se soumirent, mais avec la ferme résolution de tenter de nouveau d'obtenir leur indépendance civile. Thibaud de Rougemont, vicomte de Besançon, eut aussi de grands différends avec notre archevêque. Ce vicomte s'était arrogé divers droits dans la ville autrefois exercés par l'autorité métropolitaine. Nicolas le convoqua devant son tribunal et exigea comptes de ses abus. Le vicomte résista d'abord ; mais comme sa puissance n'était pas aussi redoutable que celle des citoyens, Nicolas, sans l'aide de l'empereur, le contraignit bientôt à signer une abjuration formelle de ses prétentions. Ceci arriva en 1232. Vers la même époque Nicolas, ayant des difficultés avec le comte de Montbéliard, qui avait permis quelque usurpation des domaines des moines de Lure, n'hésita pas à l'excommunier. Nicolas fut donc manifestement un prélat vigilant et ferme. Au mois d'août 1235 il se trouvait à Mayence où, en qualité de prince de l'empire, il siégeait aux conseils de Frédéric II. Il mourut le 7 septembre 1235, en revenant de cette ville. Au siècle dernier, un manuscrit de Nicolas de Flavigny fut trouvé et conservé à Cîteaux, intitulé Concordiat' Evangeliorum Nicolai Crisopolitani. On ne sait où se trouve aujourd'hui ce travail. Les auteurs de l'Histoire littéraire de la France ont omis le nom de cet écrivain. Voir Dunod de Charnage, Histoire de l'Église de Besançon, 1:196 ; Huillard-Breholles, Hist. Diplom. Frederici II, vol. iv ; Gallia Christiana vetus, vol. i.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.