Définition dans McClintock & Strong

Niche (architecture)

Niche

Niche est un terme d’architecture dérivé du français et désigne une cavité, un creux ou un renfoncement dans un mur ou un contrefort destiné à recevoir une image, un vase ou un autre ornement dressé. Chez les anciens les niches étaient parfois carrées, mais le plus souvent semi‑circulaires à l’arrière et terminées en calotte hémisphérique au sommet ; il arrivait qu’on leur donne de petits frontons, soutenus par des consoles, ou de petites colonnettes ou pilastres placés aux côtés des niches, mais elles étaient fréquemment laissées simples ou seulement ornées de quelques moulures. Dans l’architecture du Moyen Âge les niches (souvent appelées tabernacles) furent largement employées, surtout dans les édifices ecclésiastiques, pour des statues. Dans le style Early English, les figures étaient parfois placées sur de petits piédestaux, et des dais étaient fréquemment utilisés au‑dessus des têtes ; on les disposait souvent en séries ou par paires, sous une ogive plus grande ; dans les séries, elles étaient très communément séparées par des colonnettes uniques : dans d’autres cas, les côtés étaient généralement moulurés d’une façon analogue aux fenêtres ; les arcs des têtes étaient soit à cinq lobes, soit à trois lobes, soit simples, et, lorsque des dais étaient employés, ils étaient généralement saillants : de bons exemples du XIIIe siècle se voient sur la façade ouest de la cathédrale de Wells. Dans le style Decorated on employa très fréquemment des dais en ogee au‑dessus d’elles, parfois plats contre le mur et parfois renflés en forme d’ogee ; les dais triangulaires étaient aussi communs : on utilisait aussi plusieurs sortes de dais saillants, surtout lorsque les niches étaient placées isolément. Dans le sommet des contreforts on fit quelquefois des niches occupant toute la largeur du contrefort, de sorte qu’elles étaient entièrement ouvertes sur trois côtés, avec de petits piliers aux angles avant ; les piédestaux étaient très communs, particulièrement pour les niches à dais saillants, et dans ces cas ils étaient soit portés sur des corbeaux, soit s’élevaient à partir d’autres supports saillants en dessous ; parfois des corbeaux furent employés au lieu de piédestaux. Dans le style Perpendicular, les panneaux, si largement introduits, étaient suffisamment en retrait pour recevoir des figures, et celles‑ci variaient considérablement de forme ; mais parmi les niches plus légitimes le caractère général ne différait pas sensiblement de celui du style précédent. En plan, les dais étaient ordinairement une demi‑octogone ou un hexagone, avec de petites pendeloques et pinacles aux angles ; on introduisait souvent en profusion crochets, pinacles et autres enrichissements ; des contreforts surmontés de pinacles étaient aussi très fréquemment placés au côté des niches dans ce style.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.