Définition dans McClintock & Strong

Miltiade (pape)

Miltiades

Miltiades, appelé aussi Melchiades ou Melciades, pape de Rome, naquit vers le milieu du IIIe siècle. Très tôt, comme prêtre, il occupa une place très en vue par ses efforts assidus pour protéger les droits et intérêts de l'Église romaine contre les nombreux actes iniques promulgués sous Maxence, et se distingua encore dans la protection des chrétiens pendant les persécutions. Il succéda à Eusèbe sur le siège pontifical en 310, et en 313 l'empereur Constantin le Grand, opposé aux Donatistes, lui ordonna de mettre fin aux difficultés donatistes. En concile avec vingt évêques gallo-italiques et italiens, il réintégra Cécilien comme évêque de Carthage. Pour son zèle et son effort à ramener les Donatistes dans l'union de l'Église il fut calomnié, mais Augustin (Epist. 162) le qualifie de « vir optimus, filius Christianae pacis et pater Christiano plebis. » Les manichéens aussi, qui œuvraient secrètement à Rome, trouvèrent en lui un gardien vigilant contre leurs doctrines. Il fut le premier pape à résider dans un palais impérial qui lui fut offert par Constantin avec d'autres riches dotations. Miltiades promulgua deux édits bien connus : l'un interdisant le jeûne les dimanches et jeudis, parce que les païens célébraient ces jours « quasi sacrum jejunium » ; et il signa aussi « Ut oblationes consecrate per ecclesias ex consecratu episcopi dirigerentur, quod declaratur fermentum. » Le sens exact de ce dernier édit a souvent fait l'objet de discussions. Miltiades mourut en 314 ; il est erronément rapporté qu'il mourut martyr. Saint Bernard, qui a décrit la vie de ce pape, ne fait aucune mention des circonstances de sa mort. Ses restes furent inhumés dans la chapelle calixte ; mais par le pape Paul I ils furent transférés « in capite » à l'église Saint-Sylvestre. Voir Bower, Hist. of the Popes (voir l'Index au volume 7) ; D'Artaud, Life and Times of the Roman Pontiffs (N.Y. 1865, 2 volumes, roy. 8vo), 1:67 ; Herzog, Real-Encyklop. 9:300 ; Wetzer u. Welte, Kirchen-Lexikon, vol. 6, s.v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.