Définition dans McClintock & Strong

Michael Scotus

Michael Scotus, auteur érudit du XIIIe siècle, naquit à Durham (Angleterre) ; ou, selon d'autres, à Balweary (Écosse). Il suivit des cours à Oxford, puis à Paris, et se consacra à l'étude des mathématiques et des langues orientales. L'empereur Frédéric II, qui régnait alors en Allemagne, fut un protecteur éminent des arts et des sciences, et Michael alla à sa cour, étudiant la médecine et la chimie. Après un séjour de plusieurs années en Allemagne, il revint en Angleterre, où il devint grand favori du roi Édouard II. Il mourut en 1291 apr. J.-C., à un âge fort avancé. Michael Scotus fut célébré pour sa connaissance des arts secrets et de la magie (comp. Dante, Inferno, 20:115-118). On dit que ses livres sur la magie furent enterrés avec lui. Il participa aussi activement à la traduction d'Aristote, entreprise par ordre de l'empereur Frédéric II, et imprimée plus tard à Venise en 1496 : Aristotelis opera Latine versa, partim Graeco, partim Arabico, per viros lectos et in utriusque linguae prolatu peritos, jussu imperatoris Friderici II. Il traduisit probablement la philosophie naturelle d'Aristote d'après la version arabe d'Avicenne. Michael est l'auteur de De secretis naturae, sive de procreatione hominis et physiognomia, et de la Quaestio curiosa de natura solis et lunae, c.-à-d. de l'or et de l'argent. On lui a aussi attribué Mensa philosophica seu enchiridion, in quo de quaestionibus mensalibus et variis ac jucundis hominum congressibus agitur, imprimé plusieurs fois. Ce dernier ouvrage a toutefois été attribué, du moins par quelques-uns, à Theobald Anguilbertus, savant Irlandais, qui vécut vers 1500 comme docteur en médecine et en philosophie à Paris. Voir Tennemann, Manual list. Philos. p. 223 ; Wetzer u. Welte, Kirchen-Lexikon, s.v.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.