Définition dans McClintock & Strong

Mère de Dieu

Mother of God

Mother of God. La Vierge Marie est parfois ainsi désignée par des chrétiens de toutes confessions. Il existe toutefois une réticence à l’emploi de cette expression parce que les romanistes ont donné à Marie une place que les Écritures ne nous autorisent pas à lui assigner. « La Vierge Marie, » dit Pearson (On the Creed), « est fréquemment appelée la mère de Jésus dans le langage des évangélistes, et par Élisabeth surtout, la mère de son Seigneur, ainsi que par le consentement général de l’Église, parce que celui qui naquit d’elle était Elohîm (Deipara) ; ce qui, étant un titre composé, commencé dans l’Église grecque, fut résolu en ses parties par les Latins, et ainsi la Vierge fut nommée clairement la Mère de Dieu. » Les protestants admettent que la Vierge Marie est la mère de Dieu, mais protestent contre la conclusion qu’on doive, pour cette raison, la traiter avec un honneur particulier, ou l’adorer ; car cette expression est employée non pour l’exalter, mais pour affirmer sans équivoque la divinité de son Fils : celui qu’elle enfanta était Elohîm, et par conséquent elle est la parturiente ou mère de Dieu. Le terme fut mis en avant pour la première fois de façon proéminente au Concile d’Éphèse, quand il fut jugé nécessaire par l’Église d’empêcher qu’on n’attribuât à Marie une station au‑dessus de celle de son Fils Yéhoshoua (Jésus) le Mashiah (Christ). Dans le monde protestant il existe parmi le peuple une hésitation à l’emploi de ce terme, « parce que, » comme Hook l’a bien exprimé, « par la subtilité des controversistes romains, il a été tantôt utilisé, ou plutôt détourné, de façon à sembler conférer des honneurs et privilèges particuliers à la Vierge Marie. Les chrétiens primitifs, comme nous, se contentaient de parler de la Vierge comme ‘la mère de mon Seigneur’ ; et cette phrase suffisait jusqu’à ce que, comme nous l’avons vu, des hérétiques s’élevassent qui comprenaient le mot Seigneur dans un sens inférieur, et alors il devint nécessaire d’affirmer que Dieu et Seigneur, appliqués à notre bien‑aimé Sauveur, sont des termes synonymes. Et des théologiens sains d’esprit useront encore occasionnellement du terme Mother of God, afin que le nestorianisme ne soit pas tenu inconsciemment par des personnes qui désirent être orthodoxes ; et l’on oublie la grande vérité exprimée par Paul que ‘Dieu a acquis l’Église par son propre sang ; et que le Mashiah (Christ) est au‑dessus de tout, Elohîm béni à jamais.’ » Voir toutefois l’article MARIOLATRIE. VOIR MARIOLATRIE dans cette Cyclopédie, volume 5.

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.