Définition dans McClintock & Strong
Maxime de Tyr
Maximus of Tyre
Maximus of Tyre, philosophe néoplatonicien, surnommé d'après sa patrie, florissait au IIe siècle comme maître de philosophie et de rhétorique, d'abord en Grèce puis à Rome, où il fit deux voyages, l'un sous le règne d'Antonin, l'autre sous celui de Commode. Il peut être rangé parmi Phaedrus, Quintus Curtius et d'autres dont les contemporains ont fait peu de mention, et dont on sait fort peu de choses. Nous possédons quarante et un Διαλέξεις, ou dissertations, sur divers sujets ; un manuscrit en fut d'abord apporté de Grèce en Italie par Janus Lascaris, et présenté à Laurent de Médicis. De ce manuscrit une traduction latine fut faite et publiée par Cosme Pacce, archevêque de Florence, en 1519 ; puis en grec par Henri Estienne en 1557 ; puis en grec et latin par Daniel Heinsius en 1607 ; par J. Davis en 1703 ; par Reiske en 1774 ; et depuis en 4to. Ces dissertations sont divertissantes, curieuses et instructives, et ont valu à l'auteur de hauts éloges parmi les savants. Les exemples suivants donnent une idée des sujets traités : «De l'opinion de Platon concernant la Divinité» ; «Si nous devons rendre les injures qui nous sont faites» ; «Si une vie active ou contemplative est préférable» ; «Si les soldats ou les cultivateurs sont plus utiles à l'État» ; «Du daemonium de Socrate» ; «Si les prières doivent être adressées à la Divinité», etc. Les dissertations ont été traduites en français par Morel (Paris, 1607), par Forney (1764) et par Dounais (1802) ; en italien par Petro de Bardi (Venise, 1642) ; et en allemand par C. T. Damm (Berlin, 1764). À notre connaissance, il n'existe pas de traduction anglaise de cet auteur. Isaac Casaubon, dans l'épître dédicatoire de ses Commentaires sur Persius, le nomme «mellitissimus Platonicorum» ; et Peter Petit le représente comme «auctorem imprimis elegantem in philosophia ac disertum» (Misc. Observat. lib. 1, 100:20). Il parle beaucoup de lui-même dans sa trente-septième dissertation, apparemment dans un style de panégyrique, pour lequel son éditeur Davis l'accuse d'indécence et de vanité ; mais Fabricius (Bib. Graec. lib. 4, 100:23) l'a fort bien défendu sur ce point en observant que Davis n'avait pas suffisamment pris en considération le but de Maximus en se vantant ainsi ; «qui n'était point du tout en vue de se louer lui-même, mais d'encourager et de promouvoir la pratique de ces leçons de philosophie qu'ils entendaient de sa part avec tant d'applaudissements.» Quelques-uns ont confondu Maximus de Tyr avec Maximus d'Éphèse, précepteur de Julien l'Apostat. Voir Genesis Biog. Dict. s.v. ; Smith, Dict. Greek and Roman Biog. and Mythol. s.v. ; English Cyclopaedia, s.v.
