Définition dans McClintock & Strong

Matthias Martinius

Martinius, Matthias

Martinius, Matthias, théologien réformé allemand, naquit en 1572 et devint éminent comme érudit, prédicateur et instructeur. Il fut nommé prédicateur de la cour en 1595, professeur à Herborn l'année suivante, et chargé de l'école de grammaire liée à l'académie de cette ville en 1597. Il resta dans cette fonction pendant dix ans ; et en 1610, après un intervalle passé à prêcher à Emden, il accepta l'appel du Conseil de Brême pour devenir le recteur du fameux gymnasium de leur cité et occuper la chaire de théologie dans sa faculté. Sous sa direction cette institution connut une grande prospérité, et des étudiants, même de nombreux pays étrangers, affluèrent sous ses voûtes. En 1618 il fut délégué au synode de Dordrecht, où il se fit remarquer par la modération de ses vues. Le cours de cette assemblée n'obtint jamais son approbation bien que son nom figure parmi les signataires, et dans les dernières années il s'exclamait souvent : «O Dort, j'aurais voulu ne jamais te connaître!» Il mourut en 1630 d'apoplexie et fut enterré à Brême. Son œuvre principale, le Lexicon philologico-etymologicum, est encore en usage. Ses autres écrits, au nombre de soixante-huit recensés, sont peu importants. Le Lexicon fut publié à Brême en folio en 1623, en seconde édition à Francfort en 1665, et à Utrecht en 1697. — Herzog, Real-Encyklopädie, 20:113 sqq. (G. M.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.