Définition dans McClintock & Strong

Mathilda (sainte et reine)

Mathilda

Mathilda, sainte catholique romaine et reine d'Allemagne, naquit en Westphalie vers la fin du IXe siècle. Elle était fille de Théodoric, comte d'Oldenburg, descendant du fameux Wittikind, et d'une princesse du Danemark. Elle fut élevée par sa grand-mère, abbesse du couvent de Herword. En 909 elle épousa Henri, futur roi d'Allemagne. Sur le trône elle garda la piété et la simplicité qui la distinguaient depuis sa jeunesse. Une grande partie de son temps fut employée à la prière. Elle donnait libéralement aux pauvres, qu'elle soignait souvent elle-même. Elle eut trois fils : l'empereur Othon le Grand; Henri, duc de Bavière; et Bruno, archevêque de Cologne. Une de ses filles, Hedwige, fut mariée à Hugues le Grand, duc de France, et devint la mère d'Hugues Capet. Après la mort de son mari, Othon et Henri de Bavière se disputèrent la couronne d'Allemagne. Henri, pour lequel sa mère montra une grande partialité en cette occasion, ayant ensuite été réconcilié avec Othon, se joignit à lui pour dépouiller Mathilda de sa dot et de toutes ses possessions, sous prétexte qu'elle dilapidait les biens de l'État en donnant des aumônes aux pauvres. Cependant ses biens lui furent rendus par l'intervention d'Édith, épouse d'Othon. Le reste de sa vie fut passé en méditation et œuvres de charité. Elle fonda plusieurs couvents et mourut à Quedlinburg, le 14 mars 968. Voir Acta Sanctorum, 14 mars; Baillet, Vie des Saints; Mabillon, Saecula Ordinis Benedictorum; Schwarz, De Mathilda, abbatissa Quedlimburgensi (Altdorf, 1736, 4to); Breitenbach, Leben d. Kaiserin Mathilde (Reval, 1780, 8vo); Treitschke, Heinrich I und Mathilde (Lpz. 1814, 8vo); Mathilde Gemahlin Heinrichs I (Augsburg, 1832, 8vo). — Herzog, Real-Encyklopadie, 9:161; Hoefer, Nouv. Biog. Générale, 34:250. (J. N. P.)

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.