Définition dans McClintock & Strong

Martyr

Martyr

(μάρτυς and μάρτυρ, ainsi rendu seulement en Actes 22:20 ; Apoc. 2:13 ; Apoc. 18:6) signifie proprement un témoin, et s'applique dans le Nouveau Testament

(a) aux témoins judiciaires (Matth. 18:16 ; Matth. 26:65 ; Marc 14:63 ; Actes 6:13 ; Actes 7:58 ; 2 Corinthiens 13:1 ; 1 Timothée 5:19 ; Hébreux 10:28. La Septante emploie aussi ce terme pour l'hébreu עֵד, ed, en Deut. 17:16 ; Proverbes 24:28) ;

(b) à celui qui a témoigné, ou peut témoigner, de la vérité de ce qu'il a vu, entendu ou connu. C'est un sens fréquent dans le Nouveau Testament, comme en Luc 24:48 ; Actes 1:8,22 ; Rom. 1:9 ; 2 Corinthiens 1:23 ; 1 Thessaloniciens 2:5,10 ; 1 Timothée 6:12 ; 2 Timothée 2:2 ; 1 Pierre 5:1 ; Apoc. 1:5 ; Apoc. 3:14 ; Apoc. 11:3, et ailleurs.

(c) Le sens du mot qui est devenu le plus usuel aujourd'hui est celui — qui se rencontre le plus rarement dans les Écritures — d'un individu qui, par sa mort, rend témoignage à la vérité. Dans ce sens on ne le trouve que dans Actes 22:20 ; Apoc. 2:13 ; Apoc. 17:6. Ce sens devenu exclusif fut mis en usage général par les auteurs ecclésiastiques anciens, qui l'appliquèrent à quiconque subissait la mort pour la cause chrétienne (voir Suicer, Thesaurus Eccles. sub. roc.). VOIR MARTYRS. Étienne fut, en ce sens, le premier martyr, VOIR ÉTIENNE, et les honneurs spirituels attachés à sa mort contribuèrent dans une large mesure à élever jusqu'à l'extravagance l'estimation de la valeur du témoignage de sang dans l'Église primitive. Éventuellement, on crut que la mort d'un martyr, sur l'autorité supposée des textes ci-dessus nommés, effaçait tous les péchés de la vie passée (Luc 12:50 ; Marc 10:39) ; qu'elle supplée le baptême (Matth. 10:39), et qu'elle assure d'emblée l'admission auprès du Seigneur dans le Paradis (Matth. 5:10-12).

À l'imitation de la coutume familiale de commémorer annuellement, sur la tombe, la mort des défunts, les Églises célébraient la mort de leurs martyrs par des prières sur leurs tombes et par des agapes. De cette haute estimation des martyrs, les chrétiens furent parfois conduits à se livrer volontairement aux autorités publiques — justifiant ainsi l'accusation de fanatisme portée contre eux par les païens. Pour la plupart cependant cette pratique fut découragée, et les paroles mêmes du Mashiah (Christ) furent opposées à ce comportement (Matth. 10:23 ; voir Gieseler, Eccles. Hist. 1:109, 110). Pour des monographies, voir Volbeding, Index Programmatum, p. 75, 116. VOIR CONFESSEUR.

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.