Définition dans McClintock & Strong

Martinez Pasqualis

Pasqualis, Martinez

Pasqualis, Martinez, chef de la secte des Illuminati (q.v.), naquit vers 1715 au Portugal. D’origine juive, il se soumit en 1754 à l’admission dans le corps cabalistique, et devint célèbre par l’introduction de rites cabalistiques dans plusieurs loges maçonniques de France — à Marseille, Toulouse, et Bordeaux. Dans cette dernière ville il initia des opérations qu’il appelait thurgiques. L’un de ses admirateurs les plus dévoués là fut Louis-Claude de Saint-Martin, alors officier au régiment de Foix, avec qui il a souvent été confondu, en raison de l’analogie de leurs noms. Martinez, qui présentait sa doctrine comme un enseignement biblique secret qu’il avait reçu par tradition, l’apporta en 1768 à Paris, et y gagna un grand nombre d’adeptes, qui, en 1775, prirent le nom de Martinistes. Dans leurs réunions ils s’adonnaient à des exercices qui annonçaient des vertus actives, pour employer un langage consacré. Ils obtinrent, par des moyens sensibles, des manifestations d’un ordre intellectuel, qui révélèrent aux prosélytes une science des esprits, comme les visions de Swedenborg, d’un ordre sentimental, révélaient une science des âmes. On peut conclure d’après les écrits inédits de Pasqualis, et ceux de ses disciples, qu’il crut, ou fit croire à ses disciples, qu’il est possible aux hommes en un état de dévouement de produire des effets surnaturels, ou des miracles. Martinez Pasqualis quitta Paris en 1778 pour Saint-Domingue, où il fut appelé à succéder à l’un de ses parents, et mourut à Port-au-Prince l’année suivante. Voir Saint-Martin, (Oeuvres diverses, passim).

Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.