Définition dans McClintock & Strong

Mareshah

Mar’eshah (héb. Mareshah, מִרֵשָׁה, forme pleine מִרֵאשָׁה, Josué 15:44 ; 1 Chroniques 2:42 ; 1 Chroniques 4:21 ; Sept. Μαρισά et Μαρησά, mais en 1 Chroniques 2:42 Μαρισάς), nom porté par un ou deux personnages, et aussi par un lieu, peut‑être fondé par l’un d’eux.

1. Une personne désignée comme «père» d’Hébron parmi les descendants de Juda, mais il n’est qu’inféré qu’il fut le frère du fils de Caleb, Mesha, avec lequel la Septante le confond (1 Chr. 2:42). B.C. probablement avant 1612.

2. En 1 Chroniques 4:21, une personne nommée Mareshah est apparemment mentionnée comme fils de Laada, de la famille de Shéla, peut‑être comme fondateur de la ville du même nom (env. 1612 av. J.-C.) ; possiblement identique au précédent.

3. Une ville dans la tribu de Juda, «dans la vallée», énumérée avec Keïla et Akzib (Jos. 15:44), reconstruite (comp. 2 Chr. 4:21) et fortifiée par Roboam (2 Chr. 11:8). Les Éthiopiens sous Zérèse furent vaincus par Asa dans la vallée de Tséphata, près de Mareshah (2 Chr. 14:9–13). C’était la patrie d’Eliezer ben‑Dodavah, un prophète qui prédit la destruction des navires que le roi Josaphat avait fait construire conjointement avec Achazia d’Israël (2 Chr. 20:37). Elle est incluse par le prophète Michée parmi les villes de la basse plaine qu’il tente d’éveiller au sentiment des dangers que leur conduite attire sur elles (Michée 1:15). Comme ailleurs, l’apostrophe à Mareshah joue sur le nom : «Je ramènerai ton héritier (yoresh) à toi, ô ville d’héritage» (Mareshah). Le verset suivant (16) montre que les habitants avaient adopté la coutume païenne et interdite de se couper la nuque comme signe de deuil. À l’époque des Maccabées elle fut occupée par les Iduméens (2 Maccabées 12:35), mais fut mise en désert par Judas lors de sa marche d’Hébron à Asdod (1 Maccabées 5:65–68 ; Josèphe, Ant. 12:8, 6). Quelques années plus tard elle est de nouveau comptée pour l’Idumée ; et Hyrcan I la prit et contraignit ses habitants à pratiquer la circoncision (Josèphe, Ant. 13:9, 1). Josèphe la mentionne parmi les villes possédées par Alexandre Jannæus, et qui avaient été aux mains des Syriens (Ant. 13:15, 4) ; mais Pompée la rendit aux anciens habitants et la rattacha à la province de Syrie (ib. 14:1, 4). Maresa fut parmi les villes rebâties par Gabinius (ib. 14:5, 3), mais fut de nouveau détruite par les Parthes lors de leur irruption contre Hérode (ib. 14:13, 9). Un lieu si souvent mentionné dans l’histoire dut être d’une certaine importance ; mais il ne semble pas qu’il ait été reconstruit par la suite (voir Reland, Palest. p. 888). Le site est cependant indiqué par Éusèbe et Jérôme (Onomast. s.v. Morasthi) comme à deux miles d’Éleuthéropolis, sans direction précise. Le Dr Robinson (Bibl. Researches, 2:422) trouva, à un mile et demi au sud du site d’Éleuthéropolis, un tell remarquable, ou colline artificielle, avec fondations de certains bâtiments. Comme il n’y a pas d’autres ruines dans les environs, et que le site se prête admirablement à une forteresse, il suppose que cela peut être Mareshah. Selon Schwarz (Palest. p. 104), ces ruines sont encore connues des Arabes sous le nom de Marasa, probablement le Marash décrit par Tobler (Dritte Wand. p. 129, 142) comme situé sur une colline légèrement ondulée descendant des montagnes vers la grande plaine occidentale, d’où il n’est qu’à une demi‑heure (Van de Velde, Mémoire, p. 333).

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Source

John McClintock et James Strong, Cyclopaedia of Biblical, Theological, and Ecclesiastical Literature (1867-1894), domaine public ; traduction française À l'ombre du figuier.